Jueves, 09 Julio 2020 04:21

RAFAEL LÓPEZ VILAS / ASSOCIATIONS COGNITIVES DE L'HOMME ENFER (EN UN SEUL MOT) / ASOCIACIONES COGNITIVAS DEL HOMBRE DE YERRO (CON Y GRIEGA) /

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RAFAEL LÓPEZ VILAS

Extraits du livre “Lobo come lobo”, Ed. Versátiles, Huelva, Espagne, 2019

 

Traduction par Miguel Ángel Real

 

ASSOCIATIONS COGNITIVES

DE L'HOMME ENFER (EN UN SEUL MOT)

 

            Écoute, mon vieux, nous ne sommes que des hommes. Des singes chauves qui font du vélo en été et qui achètent des bouquets de roses rouges pour la Saint Valentin. Nous sommes nés dans des hôpitaux et sur des paillasses en laine; dans d'étables sales, entre des animaux et des tas de paille et de fumier. Nous avons grandi debout et nous avons failli. Nous nous sommes trompés. Nous avons essayé avec de l'hypocrisie et des mensonges, et nous avons failli. Nous avons pensé et nous avons failli. Nous avons cru et nous avons également failli. Nous avons construit des ponts de verre et bâti des châteaux de fumée sur des déserts d'âmes nues. Nous avons rêvé que des jours meilleurs viendraient, et nous nous sommes trompés. Nous avons embrassé des drapeaux et nous sommes morts sous le poids atomique du bouclier. Nous avons joué à être John Rambo, répandu d'océans de sang sous un ciel incandescent de napalm et d'étoiles d'argent. Nous avons embrassé des légendes, léché les pieds boueux des dieux qui gisent sur la rive des merles blancs, et nous nous sommes trompés. Nous avons engagé notre dignité et notre fierté pour treize pièces que même le passeur ne voulait pas. Nous avons voulu acheter la liberté avec l'art de la guerre et nous avons suivi des psychotiques et des bouchers jusque dans le hall de l'enfer. Nous avons bu, partagé des bouteilles de découragement sur les mêmes flaques de solitude où nous avons tant de fois égaré notre dignité, et nous nous sommes trompés, l'humain est une erreur, à chaque fois que nous avons essayé. Nous nous sommes trompés en écoutant la voix des poètes. En faisant confiance à l'illusion de la main de l'artiste sur le trapèze. En rejetant l'espoir sur le jeu des élections ou en choisissant les mots d'adieu devant la porte de cet amour de jeunesse.

 

            Oui, nous nous sommes trompés et nous n'avons pas su jouer le jeu. Nous pensions avoir des raisons pour allumer la flamme de la haine éternelle. Nous avons été aryens, purs. Fait cuire des juives dans des chambres à gaz. Nous avons assassiné des indiens, des chinois, bastonné des noirs de Santa Anita à Benidorm, et nous nous sommes trompés. Illuminés par la grâce divine, nous avons prêché la parole avec l'aveugle conviction de Durendal et du fusil automatique. Nous avons guillotiné, écorché et démembré à force d'estocade et de cheval, d'insultes et des coups de klaxon et de mépris. Nous avons cuisiné l'agneau sur le feu croisé du mortier et nous avons semé la campagne de bombes nucléaires et de tripes sanguinolentes. Nous avons voulu être plus forts, plus rapides et plus grands, beaucoup plus intelligents et, encore une fois, nous nous sommes trompés. Nous nous trompons toujours. Nous avons convoité la terre et nous sommes morts pour ses saintes écritures et, évidemment nous nous sommes trompés. Nous avons truffé de vierges les bordels sacrés. Levé des temples incorruptibles. Des statues équestres en or qui rappelleront aux pigeons que, en effet, nous nous sommes trompés à chaque fois. Nous avons éduqué les loups, domestiqué les lions et dressé des millions d'enfants avec des supercheries et des codex messianiques, qui éclaireront leurs destinées avec les fanges du despotisme des fanatiques. Nous avons jeté des ponts vers la lune, enquêté sur des dossiers martiens.  Nous avons bâti des villes spatiales colossales et avons baptisé des Supernovæ et des Odyssées dans le Registre de la propriété intellectuelle. Et tu sais quoi? Nous nous sommes trompés. Hitler, Bush, Musso, Stalin, Franco, Videla ne jouaient pas seuls dans l'Olympe paranoïaque du parc.

 

            Oui, mon vieux, oui. Nous sommes des vestes en train de se déchirer parmi la foule. Des moutons qui bêlent démunis avec l'indécision du raisonnement. Écervelés et fiers, nous nourrissons notre folie et nous continuons à bricoler le globe de notre grande farce et bien sûr, comment ne pas se tromper ! Nous sommes dociles, de fidèles sonnaillers débiteurs d'un Être Suprême. Nous nous sommes trompés, depuis toujours, peut-être pour toujours. Mais mon vieux, Pierre avait eu bon, lui, le salaud...

 

 

  ASOCIACIONES COGNITIVAS

DEL HOMBRE DE YERRO (CON Y GRIEGA)

 

            Verás, viejo, somos solo hombres. Monos calvos que conducen bicicletas en verano y que compran ramos de rosas rojas en el dia de los enamorados. Hemos nacido en hospitales y en jergones de lana; en sucias cuadras, entre animales y montones de paja y estiércol. Hemos crecido erguidos y hemos fallado. Nos equivocamos. Lo hemos intentado con hipocresía y mentiras, y hemos fallado. Hemos pensado y fallamos. Hemos creído  y también fallamos. Construimos puentes

de cristal y levantamos castillos de humo sobre desiertos de almas desnudas. Soñamos que días mejores vendrían, y nos equivocamos. Hemos besado banderas y muerto por el peso atómico del escudo. Hemos jugado a ser John Rambo y derramado océanos de sangre bajo un cielo  incandescente de napalm y estrellas de plata. Hemos abrazado leyendas y lamido los pies embarrados de los dioses que yacen en la orilla de los mirlos blancos, y nos equivocamos. Empeñado la dignidad y el orgullo por trece monedas que no quiso ni el barquero. Quisimos comprar la libertad con el arte de la guerra y seguimos psicóticos y matarifes hasta el living del infierno. Hemos bebido, compartido botellas de desaliento en los mismos charcos de soledad en que tantas veces perdimos la vergüenza, y nos equivocamos, yerro es el humano, cada vez que lo inten-

tamos. Nos equivocamos al escuchar la voz de los poetas. Al fiar la ilusión de la mano del artista trapecista. Al desechar la esperanza en el juego de las elecciones o al elegir las palabras de despedida en el portal de aquel amor de juventud.

 

            Sí, nos equivocamos y no supimos jugar la partida. Pensamos tener motivos para alumbrar la llama del odio eterno. Hemos sido arios y puros. Cocido judías en cámaras de gas. Hemos asesinado indios, chinos y apaleado negros desde Santa Anita a Benidorm, y nos equivocamos. Iluminados por la gracia divina, hemos predicado la palabra con la convicción ciega de la Tizona y el subfusil. Hemos guillotinado, desollado y desmembrado a fuerza de mandoble y caballo, de insultos y bocinazos y desprecios. Cocinamos el cordero con el fuego cruzado del mortero y sembramos  la campiña de bombas nucleares y casquería sanguinolenta. Quisimos ser más fuertes, más rápidos y más altos, mucho más inteligentes y, otra vez nos equivocamos. Siempre nos equivocamos. Codiciamos la tierra y hemos muerto por sus sagradas escrituras y, claro que nos equivocamos.   Hemos plagado de vírgenes los santos burdeles. Levantado templos incorruptibles. Estatuas ecuestres de oro que recordarán a las palomas, que sí, que nos equivocamos, todas las veces. Hemos  educado a los lobos, domesticado a los leones y amaestrado millones de niñios con falacias y códices mesiánicos, que alumbrarán sus destinos con los fangos del despotismo de los fanáticos. Hemos tendido puentes a la luna, investigado expedientes marcianos. Edificamos ciudades  espaciales colosales y bautizamos Supernovas y Odiseas en el Registro de la propiedad de los intelectuales. Y, ¿sabes?, nos equivocamos. Hitler, Bush, Musso, Stalin, Franco, Videla, no jugaban solos en el Olimpo paranoico del parque.

 

            Sí, viejo, sí. Somos chaquetas descosiéndose entre la multitud. Borregos que balan desvalidos con la indecisión del raciocinio. Descerebrados y orgullosos, alimentamos nuestra locura y  continuamos parcheando el globo de nuestra gran farsa y claro, ¡cómo no equivocarse! Somos mansos, fieles cabestros deudores de un Ser Supremo. Nosotros nos equivocamos, desde siempre, quizá para siempre. Pero viejo, Pedro acertó, tres veces, el muy cabrón...

 

 

 

SAMEDI SOIR NON CONSIGNÉ.

QUE QUELQU'UN OUVRE LA PORTE À FEDERICO !

 

Ce soir

je suis assis sur mon fauteuil

à flemmarder

La télé est pleine de de gens qui parlent

d'autres gens et de ce qui leur arrive

Les livres s'entassent par terre

et forment des colonnes qui grimpent jusqu'au ciel

Je suis fatigué

et je bois de la bière

Ça me plaît

Dans la bouteille

il en reste un peu

encore

et ça me plaît

aussi

 

Il reste à peine un peu de nuit

La mort serpente sur le mur

Fellini est venu me voir aujourd'hui

            et je n'ai rien à lui dire

Les dieux sans foyer

échangent des images dans les églises

Tout est si irréel

comme l'ombre des absences

    qui dorment dans mon lit

Le radio-cassette est en panne, alors

la seule musique est

celle qui résonne dans ma tête

 

La vaisselle est toujours sale dans l'évier

elle me regarde du coin de l’œil

je ne sais pas ce qu'elle attend

J'ai le verre dans mes mains

ma vie peut-être aussi

   Je sais que le temps se termine

Je sais que l'amour se termine

Regarde,

la bière

aussi

 

 

 

 

SÁBADO NOCHE NO RETORNABLE.

  ¡QUE ALGUIEN LE ABRA LA PUERTA A FEDERICO!

 

 

 

Esta noche

estoy sentado en el sillón

sin hacer demasiado

El televisor está lleno gente que habla

de gente y de las cosas que les pasan

Los libros se agolpan sobre el suelo

formando columnas que trepan al cielo

Estoy cansado

y bebiendo cerveza

Eso me gusta

En la botella

queda algo más

todavía

y eso también

me gusta

 

Apenas si resta noche

La muerte culebrea en la pared

Fellini ha venido a verme hoy

    y no tengo qué decirle

Los dioses sin hogar

cambian estampitas en las iglesias

Todo es tan irreal

como la sombra de las ausencias

  que duermen sobre mi cama

El radio-casete está estropeado, así que

la única música es

la que suena en mi cabeza

 

Los cacharros siguen sucios en la pileta

me ven de reojo,

no sé qué esperan

Tengo el vaso entre mis  manos

quizá mi vida también

  Sé que el tiempo se acaba

Sé que el amor se acaba

Mira,

la cerveza

también

Visto 1412 veces Modificado por última vez en Viernes, 10 Julio 2020 02:38
RAFAEL LÓPEZ VILAS

RAFAEL LÓPEZ VILAS

 

 

 

1975 no se recordará en España como el año en que nació Rafael López Vilas, sino por la muerte de la dictadura y el comienzo de un tibio camino hacia la democracia que a los españoles tanto les ha costado andar.

Hace años ya que Rafael vive en Vigo, lugar donde dio esquinazo a las ciencias empresariales para caer en brazos de la pintura en la escuela de artes y oficios de la ciudad, y donde también hizo su primera toma de contacto con el mundo de la ficción tomando parte en un curso de guión.

Durante los años noventa vivió en Madrid, donde desarrolló gran parte de su labor pictórica que prolongó una década, tiempo del que datan sus primeros escritos, que vieron la luz en el año 2009 con el libro Recuerdos de la cisterna. En 2007, es finalista del Premio Joven de Novela de la Universidad Complutense de Madrid. Tras publicar en 2019 Lobo come lobo (Versátiles Editorial) y ser preseleccionado por el mismo para el XXVI Premio Andalucía de la Crítica 2020, y ser finalista y formar parte del libro colectivo del XIV Concurso de relatos de viaje Moleskine 2019, en 2020 saltará al territorio de la narrativa con la publicación de Tierra Quemada, una novela horriblemente político-social, y aguarda la publicación de su siguiente poemario para 2021, que completará y cerrará el círculo de la que ha bautizado como “Bilogía Obrera” iniciado con Lobo come lobo.

Además de mantener el blog literario de su alter ego, El Lobo está aquí, ha colaborado con revistas literarias como Amsterdam Sur, De Sur a Sur, El Coloquio de los perros, Narrativas, Hyperbole.es, Visor, Eñe. Revista para leer, Ariadna-RC, La Esfera Cultural, Las 4 Estaciones y ha sido publicado en los blogs literarios Hankover, Escritores Sucios, Libros y Aguardientes, Gioielli Rubati, Masticadores de Letras, Letras y Poesía, y colaborado en 23 ediciones del programa de radio La Voz Silenciosa.

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