CHRISTOPHE BREGAINT

Un poema de “Dernier atome d'un horizon », Ed. Tarmac, Nancy, Francia, 2018

Traducción de Miguel Ángel Real

 

 

Poco importa

Lo que es

Y

Lo que debería estar

En el autódromo

 

No dejas

De probar

Ese disgusto de tener

La existencia

 

Que vacila aún más

Aquí o allá

A cada instante

 

Por eso

Retiñes

Cada día

Con las fibras de la noche

 

Porque es

Inconveniente

En la legión de los falsos pretextos

Esta debilidad

En extensión

Que despoja y

Magulla

 

Cuando miras

Tu rostro y

Te recuerda

Toda la inhumanidad

Del Mundo

 

Dar vueltas así

En torno al cementerio de uno mismo

Es un billete de ida para el árbol de las frustraciones

No irás más lejos

 

Cuando pensabas tener la clave de esta ruta

Para librarte de tu incapacidad de intentar la dicha

Huyendo de la desolación oscura y grave

De repente hasta el horizonte

 

Ya llega la punta de otras calles sin salida

Por ahora en la inercia has encontrado tu alivio

 

 

 

 

CHRISTOPHE BREGAINT

 

 

Peu importe

Ce qui est

Et

Ce qui devrait être

Sur l'autodrome

 

Tu n'as de cesse

De goûter

Ce déplaisir d'avoir

L'existence

 

Qui vacille davantage

Ici ou là

Chaque instant

 

Voici pourquoi

Tu reteins

Chaque jour

Avec les fibres de la nuit

 

Puisqu'elle est

Inconvenante

Dans la légion des faux-semblants

Cette faiblesse

En extension

Qui démunit et

Meurtrit

 

Quand tu regardes

Ton visage et

Qu'il te rappelle

Toute l'inhumanité

Du Monde

 

Tourner en rond comme ça

Autour du cimetière de soi-même

C'est un aller simple pour l'arbre à frustrations

Tu n'iras pas plus avant

 

Alors que tu avais cru avoir la clé de cette route

Pour te soustraire à ton incapacité à essayer la joie

En fuyant la désolation sombre et grave

Tout à coup à perte de vue

 

Voici venir la pointe d'autres voies sans issues

Pour l'instant dans l'inertie tu as trouvé ta délivrance

Publicado en VENTANA FRANCESA

 

 

 

 

Milito en el partido de mi intimidad.

ANA PÉREZ CAÑAMARES

 

(“Economía de guerra”, Ediciones Lupercalia)

 

 

 

 

Milito en el partido de mi intimidad.

Mi manifiesto: las conversaciones de los bares.

 

En asambleas de dudas y miradas

nos reunimos mis compañeros y yo.

 

Defendemos nuestro programa

a golpe de abrazos detenidos.

 

Los votos cuentan

en círculos de vasos sobre la mesa.

 

Hay palabras y hay silencios. Más allá

de las siglas hay palabras y hay silencios.

 

Camaradas, os convoco

al multitudinario congreso de las calles.

 

Entrad en mi alma clandestina.

Atrás queda el partido de los indiferentes.

 

Os ofrezco una bandera tejida con restos

de naufragios y la esperanza de la playa.

 

 

 

 

 

Ana Pérez Cañamares

Je milite dans le parti de mon intimité

Traduction de Miguel Ángel Real

 

 

Je milite dans le parti de mon intimité.

Mon manifeste: les conversations dans les bars.

 

Lors des assemblées de doutes et de regards

on se réunit, mes camarades et moi.

 

Nous défendons notre programme

à coup d'embrassades arrêtées.

 

Les votes comptent

dans des cercles de verres sur la table.

 

Il y a des paroles et il y a des silences. Au delà

des sigles il y a des paroles et il y a des silences.

 

Camarades, je vous convoque

au congrès des foules des rues.

 

Entrez dans mon âme clandestine.

Le parti des indifférents reste derrière nous.

 

Je vous offre un drapeau tissé de restes

de naufrages et l'espoir de la plage.

 

 

 

DESPOJAMIENTO

 INMA LUNA

 

Traduction de Miguel Ángel Real

 

(“No estoy limpia”, Ed. Baile del Sol)

 

El caballo está desnudo.

Clarice Lispector.

 

 

 

No hay peligro de adorno.

Llega un momento en que estás desarropada.

Del todo.

No hay bridas, riendas, correajes, freno.

Llega un momento de purísimo galope,

sin compostura.

Éste es el instante peligroso,

el más ansiado.

El caballo está desnudo.

Es todo despojamiento.

Me quedé donde nada me salva.

Al inicio de la historia.

Sé con lo que cuento.

No quiero caricias en el lomo.

Quiero vida, luz.

Quiero que me descubras.

Alquilar ese coche desde Venecia a Zagreb.

Que me des besos en la tripa.

Que me azotes el muslo para echar a correr.

 

 

 

 

 

DEPOUILLEMENT

Traduction de Miguel Ángel Real

 

 

El caballo está desnudo.

Clarice Lispector

 

 

Il n'y a pas de risque d'ornement.

Il arrive un moment où tu es dévêtue.

Entièrement.

Plus de brides, de rênes, de harnais, de mors.

Il arrive un moment de galop très pur,

sans retenue.

Voilà l'instant dangereux,

le plus convoité.

Le cheval est nu.

Ce n'est que dépouillement.

Je suis restée là où rien ne me sauve.

Au début de l'histoire.

Je sais sur quoi je peux compter.

Je ne veux pas de caresses sur le dos.

Je veux de la vie, de la lumière. Je veux que tu me découvres. Louer cette voiture de Venise à Zagreb.

Que tu me fasses de baisers sur le ventre.

Que tu fouettes ma cuisse pour que je me mette à courir.

 

 

 

VICTOR PEÑA DACOSTA

Un poema de « La huida hacia delante », La isla de Sistolá, Sevilla, 2014

 

Nihilismo

 

Dirás lo que quieras sobre los principios del nacionalsocialismo

pero, al menos, es una doctrina.

Walter Sobchak

 

I don´t believe in Beatles.

John Lennon

 

 

Descreo de creencias, héroes,

mitos y demás chorradas

(hace mucho que cambié los posters

por cuadros que ni siquiera me gustan).

No creo en Dios y menos creo

en el telediario. Me temo

que los Reyes son los padres.

Creo que tiene muy poquita clase

hablar de lucha de clases

a estas alturas, pero que es

completamente necesario.

No creo en el sistema, pero

sí creo que entre todos

podemos cambiarlo.

(Desconfío, por supuesto,

por sistema, de cuantos dicen

que van a cambiarlo).

Creo apenas en la existencia

de la gravedad, las ventajas

de la tecnología, la fibra óptica,

la relatividad y el ABS.

Si te confieso la verdad, no creo

en la sinceridad (al menos,

en la mía) ni en la psicología,

pero sí en la psiquiatría

(al menos, te dan pastillas).

No creo en el calentamiento global.

Creo en la educación pública

y de calidad. O, bueno, creía.

Ahora, la verdad, solo creo

en buscarme la vida. No creo

en las matemáticas ni en la magia,

ni en los amores para siempre

o los años bisiestos. No espero

que este año, por fin, vayamos

a ganar la Liga ni que podamos

luchar por el tercer puesto.

No creo que exista una forma

decente de ganarse la vida.

No creo

que se ahorre nada con los cambios

horarios (no sé en qué consisten,

pero me parecen un engaño).

No creo en teorías de la conspiración.

Si te soy sincero, no creo

que existieran los dinosaurios.

No creo en la felicidad.

Espero un día, de repente,

encontrarme con que estoy bien

(que no es lo mismo). Creo en muy poquitas

cosas: a veces en ti, otras en mí

y la mayor parte del tiempo en ninguno.

Tal vez sea solo una mala racha

que ya dura demasiado. No sé.

Pero, últimamente, por no creer,

ya no creo ni en el nihilismo.

 

 

 

VICTOR PEÑA DACOSTA

 

Traduction de Miguel Ángel Real

 

 

Nihilisme

 

 

 

Tu diras ce que tu voudras sur les principes du national-socialisme,

mais au moins, c'est une doctrine.

Walter Sobchak

 

I don´t believe in Beatles.

John Lennon

 

Je ne crois pas aux croyances, aux héros,

aux mythes et autres foutaises

(cela fait longtemps que j'ai remplacé les posters

par des tableaux que je n'aime même pas).

Je ne crois pas en Dieu et encore moins

au journal télévisé. J'ai bien peur

que les Rois Mages soient les parents.

Je crois que ce n'est pas bien classe

de parler de lutte de classes

au point où on en est, mais qu'il est

tout à fait nécessaire.

Je ne crois pas au système, mais

je crois, oui, qu'entre nous tous

nous pouvons le changer.

(Je me méfie, bien sûr,

systématiquement, de tous ceux qui disent

qu'ils vont le changer).

Je crois à peine à l'existence

de l'apesanteur, aux avantages

de la technologie, à la fibre optique,

à la relativité et à l'ABS.

Si je t'avoue la vérité, je ne crois pas

à la sincérité (du moins,

à la mienne) ni à la psychologie,

mais à la psychiatrie

(au moins, on te donne des pilules).

Je ne crois pas au réchauffement climatique.

Je crois à l'enseignement public

et de qualité. Enfin, j'y croyais.

Maintenant, à vrai dire, je ne crois

qu'à me débrouiller tout seul. Je ne crois pas

aux mathématiques ni à la magie,

ni aux amours éternels

ni aux années bissextiles. Je n'attends pas

que cette année, enfin, on gagne

le championnat ni que l'on puisse

lutter pour la troisième place.

Je ne crois pas qu'il existe une façon

décente de gagner sa vie.

Je ne crois pas

à une quelconque économie avec les changements

d'heure (je ne sais pas comment ça marche,

mais je trouve que c'est une arnaque).

Je ne crois pas aux théories de la conspiration.

Pour être honnête avec toi, je ne crois pas

que les dinosaures aient existé.

Je ne crois pas au bonheur.

J'espère un jour, soudain,

trouver que je me sens bien

(ce qui n'est pas pareil). Je crois à très peu

de choses : parfois en toi, parfois en moi

et la plupart du temps à aucun de nous.

Ce n'est peut être qu'un mauvais passage

qui a déjà trop duré. Je n'en sais rien.

Mais, dernièrement, quitte à ne pas croire,

je ne crois même pas au nihilisme.

 

 

De « La huida hacia delante », La isla de Sistolá, Sevilla, 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Murielle Compère-Demarcy,

Extracto de “Dans la course, hors circuit”, Editions Tarmac, Nancy, Francia

TRADUCCION DE MIGUEL ANGEL REAL

 

 

 

 

El mundo camina nuestras cabezas en el suelo

al revés

una chaqueta de sol & de lluvia

de piel vuelta de terciopelo

ardiente o ducha fría

despojos de nuestras apariencias

o en olvido cansados

de numerar nuestros restos

 

El mundo camina ataviado con nuestras gafas de sol

para quemar la piel este sol helado

el pelo al cero en pleno cielo

nuestros sueños arrancados bajo nuestros párpados

en pleno corazón

despegados de nuestras retinas

la esperanza denudada

barridos con un manotazo

pero el mar al final

de la calle de la imagen

en la tumbona de un Atlántico enganchado

a escalas poco claras de capitanes Fracasse

versión siglo XXI

estrellados contra los diques

para el arrastre

su falso Atlántico enganchado

a los climas deletéreos de las velas de fatiga

 

Por encima de esta tierra cruza sin embargo

un camino de estrellas – ¿cuál?

Unas rapaces dan vueltas ebrias

círculos chillones en el cielo claro

carroñeros se afanan en el osario limpio

de nuestra tierra de sangre natal

Otros encienden plumones en el fuego de los orígenes

Del que el Hombre caía

de su humanidad

monstruoso exterminador de un tal monstruo desaparecido Dodo

 

 

El mundo camina sin ton ni son al revés

cada uno a lo suyo con su osteoporosis

su artrosis su neurosis su cifosis su cuperosis

su cirrosis con tal de no reventar

gangrena de la piel la vieja necrosis

donde el artificio de los usos se esclerosa

 

El mundo camina nuestras cabezas en el suelo

al revés

girasoles desorientados

por un estallido hemorrágico

bajo las dagas de sombras oblicuas

 

al borde

en el desastre de las ventanas

este hospital doméstico

donde el hombre jubilado profiere

sus viejas derrotas

 

el mundo camina nuestras cabezas en el suelo

al revés

 

 

 

 

 

 

Murielle Compère-Demarcy

 

 

 

 

 

Le monde marche nos têtes sur le sol

à l’envers

une veste de soleil & de pluie

en peau retournée du velours

brûlant ou douche froide

abats de nos apparences

on en oublie fatigués

de numéroter nos abattis

 

Le monde marche affublé de nos lunettes de soleil

à brûler la peau ce soleil glacé

la boule à zéro en plein ciel

nos rêves arrachés de sous nos paupières

en plein cœur

décollés de nos rétines

l’espoir dénudé

balayés d’un revers de main

la mer pourtant au bout

de la rue de l’image

sur le transat d’un Atlantique accroché

à des escales pas claires de capitaines Fracasse

version 21e siècle

fracassés sur des digues

à la ramasse

leur faux Atlantique accroché

aux climats délétères des voiles de fatigue

 

Au-dessus de cette terre traverse pourtant

un chemin d’étoiles –lequel ?

Des rapaces tournoient ivres

cercles criards dans le ciel clair

des charognards œuvrent au charnier nettoyé

de notre terre de sang natale

D’autres allument des duvets dans le feu des origines

D’où l’Homme tombait

de son humanité

monstrueux exterminateur dudit monstre disparu Dodo

 

Le monde marche sur nos têtes à l’envers

chacun sa chacune son ostéoporose

son arthrose sa névrose sa cyphose sa couperose

sa cirrhose pourvu que ne crève pas

gangrène de peau la vieille nécrose

où l’artifice des us se sclérose

 

Le monde marche nos têtes sur le sol

à l’envers

tournesols déboussolés

d’un éclat hémorragique

sous les dagues d’ombres obliques

 

sur le bord

dans le désastre des fenêtres

cet hôpital domestique

où l’homme en retraite fulmine

ses vieilles défaites

 

le monde marche nos têtes sur le sol

à l’envers

 

 

“Dans la course, hors circuit”, Editions Tarmac, Nancy, France

Publicado en VENTANA FRANCESA
Martes, 29 Mayo 2018 04:35

Íntimos / Carlos Macías Esparza /

 

 

Íntimos

Carlos Macías Esparza

 

 

 

 

 

 

 Mi padre iba y venía entre las llamas.

Por los durmientes y los rieles

de una estación de moscas y de polvo

una tarde juntamos sus pedazos.

Yo nunca pude hablar con él.

Lo encuentro ahora en los sueños,

esa borrosa patria de los muertos.

Pasado en claro

Octavio Paz

 

 

 

 

 

 

Mis amigos se han marchado

los vecinos cierran sus ventanas.

Solo queda la memoria de un tiempo feliz.

Solo este olor a muerte, estas calles desiertas,

solo así se crean los poemas de la nada

de las ruinas de un tiempo llamado historia.

Así escribo

dentro de mi casa

cuando no queda más que el filo de este cuchillo rasgándome la yugular

 

 

 

 

Frontera

 

Hemos logrado sobrevivir a la asfixia,

del aire impuro de esta ciudad.

De bares que nos destruyen a las mujeres hermosas.

Es dura la palabra.

Aquí adoramos santos de cartón

y vivimos alegres de tanta pobreza.

 

 

 

Álbum

 

Son esas visitas que solo se dan detrás de los

muros de un dormir parecido a la muerte.

Son cuatro los que faltan en el álbum,

se fueron

con una sonrisa,

con un dolor que solo ellos soportan.

Mi hermano dice haber hablado con ellos,

no hay noticias,

él descansa en los brazos de mi abuela,

ese lenguaje tierno de la infancia.

Los cuatro lo despiden, es una inyección de hierro,

él se desata de los brazos de Rafaela, mi abuela,

ella no sabe que hace tiempo vive en casa.

 

 

 

 

Martín duerme dentro de una caja,

así lo veo yo dentro de recuerdos de infancia.

Él es quien amanecía soñando en las cantinas.

Recuerdo que entre varios hombres

cargaban su ataúd, para darle la última

vuelta al barrio.

Mi tío posa para la cámara de su hermana,

mi madre guarda las fotos,

esa maldita costumbre de retratar a la muerte.

Afuera

el chocar de las botellas es la melodía que alberga los pocos heroísmos de Martín,

el tío pachuco e indocumentado.

Esto pasa mientras yo juego bajo su ataúd,

mientras mi hermano Rubén pende del hilo umbilical de Mamá

y Luis manotea a mi Padre.

Este recuerdo reside en esta frontera de la memoria,

ya grande me veo con la ropa de él,

a veces paso por el Rio Bravo, lo veo burlar a los migras,

a mí se me hace un nudo en la garganta.

 

 

 

Mi padre danza,

y el hombre sobre una pista crece como la espuma.

Esto pasa cuando yo soy testigo

de ese mundo lleno de luces para albergar amantes.

A lado de él, un cholo baila

apenas puede sostenerse.

Las putas sonríen y el diente de oro no es más que un abismo

una de ellas tiene un tatuaje en el hombro

apenas puedo verlo.

He volteado hacia la barra

un hombre ha sido derrotado por el alcohol

ha caído al piso

mi padre sigue bailando

yo sigo bebiendo.

Nos hemos marchado del bar

un anciano está dormido sobre la banqueta

su cuerpo parece sin vida.

Se ha metido el sol

mi padre abre la puerta y se recuesta

quiere soñar

abre las sábanas

yo he regresado por la morena.

 

 

 

 

Sobre ruinas

Madre aquí me tienes

soy el último de tus hijos

al primero que engañaste

diciendo que serías eterna.

El barrio ha cambiado.

Soy el eco que se esconde

en sus ruinas en su muerte.

Estoy sentado afuera

los viejos no se quieren marchar.

El barrio ha cambiado somos la ruina de él.

 

 

Publicado en OIDOS NEGROS(Poesía)
Martes, 29 Mayo 2018 04:22

Sandra Gaona / Duele /

 

 

 

Sandra Gaona

Duele

 

 

Duele

 como  un puñado de alacranes en el costado

sombra difusa

humo que se aleja

vocablo roto

duele como granizo encendido directo a la piel desnuda

hombre de cenizas

d e m o n i o

fuego en las entrañas del evo caminando con los pies descalzos

palabras, palabras, palabras

caen como llovizna persistente

Te llevaste mis ojos

me dejaste ciega de lo que más amaba

Silencio…Silencio…

(Los relámpagos alumbran la tormenta)

clavo que atraviesa el madero

rompes el hueso

me clavas a esta cruz

de la que cuelgo

como un harapo sucio

indefinidamente

duele

 

 

 

 

Publicado en OIDOS NEGROS(Poesía)

 

 

UN IO SENZA ALTARE

(LA POESIA DELLA VERSIONE)

Testo di:

Alejandra Teherán

 

 

 

Revisione di:

M.Licari

 

 

 

Anche per questo ho avuto fede

Anche per il silenzio,

decrepito,

 le mani.

Fino a ciò che presagisco.

Inavvertitamente:

La morte

 

 

 

 

 

 

Non siamo tutto quello che abbiamo scritto

 

Creare è dare un senso,

l'estetica del senso.

Non siamo tutto quello

che abbiamo scritto.

Siamo quello che diamo indietro,

il tratto che chiude la linea, che profila la curva.

La geometria.

 

Non siamo tutto quello

che abbiamo scritto.

-Siamo ciò che non siamo-

Nel non essere siamo

abbracciati alla creatura dello specchio,

rinchiusi come bambini.

Non siamo tutto quello che abbiamo scritto.

Siamo

 

 

 

 

 

 

 Sono volgare mediante pura sofisticazione della bellezza

 

 

Sono un talento,

un precetto.

Posseggo la destrezza di essere l’uno e l’altra

 

 

 

L'eterna adolescenza

 

 

La caricatura dell'usignolo,

essere noi (stesse).

L'eterna adolescenza dietro noi stesse

Simile a qualcosa che cinge i pantaloni.

Lo sguardo eterno sul banco,

e una sedia vuota.

L’errore,

la routine.

L'eterna adolescenza (siamo) noi stesse:

 Afflitte

Sofferenti

come una caricatura infinita verso il terrore

 

 

 

 

 Aveva la malattia di Dio

 

 

quella che gli ho ordinato,

ho creduto che fosse caduto nelle mie mani,

sulle linee che io stessa

mi sono incaricata di tracciare.

Mi sono sforzata di dare senso all’incisione,

alla ferita che lasci per dopo.

 

Mi sono sforzata senza senso nel senso

come un gioco da bambine,

un gioco d’azzardo.

 

Mi sono sforzata nelle risposte,

senza metterle in dubbio:

Come fanno quelli che si nascondono dalla luce

perché sanno che al buio la capiscono.

 

Come si capisce l'amore tra le tenebre

sotto il solco delle lenzuola

e così, ormai offeso, il silenzio;

mi ammalo,

messa dentro

dal mio non volere.

La malattia di Dio

tracciata come una mappa lungo il corpo,

mentre tesse l'offesa di essere me stessa

 

 

 …E non vedrò i miei genitori pregare

 

 

(una preghiera dei sensi ed il tatto della ribellione in bocca)

come uno strumento che la cicatrice lascia dentro

Starò in cima

un piccolo fischio

che trabocca l’udito

Starò in cima

ma non sarò io

Mio piccolo schiavo

 

 

 

 

 

Publicado en OIDOS NEGROS(Poesía)

 

 

 

Poemas de Dolorosa primavera de las hermanas de Kafka

 

Javier Alvarado

 

 

 

 

 

 

LA MURALLA CHINA

 

 

Construye una muralla

Y deja una puerta entreabierta.

Quizás entre los miles de bárbaros

Quiera entrar una extranjera, una mujer reencarnada

Entre los bambúes

Que resulte ser la luna,

Una mandarina,

Una osa panda,

Una grafía, una abstracción, una pregunta de jade

Para los dioses oscuros

Que habitan las sucesiones del color en la porcelana;

El ying y el yang sobre la concha del caracol

Arrastrándose sobre las gibas montañosas

Y los monzones,

Deletreando un rastro de plata,

Un colmenar con su saliva

Sin delimitar muros y fronteras.

 

Ya muerto,

No puedo entreabrir puertas

Ni ofrecer defensas.

Pensé llegar a la gran muralla; extraviarme entre cada roca

Y entre cada muro, protegiéndome

De las tribus invasoras.

Pensé en servir al Emperador, en escribir las sagas del imperio,

Pero morí atravesado por una lanza enemiga, no hubo piedra

Para proteger mi cuerpo,

Allí recibiendo pisadas en el polvo,

Como una ofrenda de arroz o una lámpara flotante en la agudeza del río;

Allí donde el fuego revele

Su milagrosa agonía,

Donde una y otra vez

Me despierte esa foránea

Haciéndome muralla en la tierra,

Crisis migratoria en el orbe,

Un gusano de seda armando una invasión

En la astronomía de las hojas.  Yo guerrero ocupante

Abrazado con la forastera invasora

Posando

Sin ser percibidos

Ante el flash de los excursionistas.

 

 

 

 

RENOVACIÓN DE CÉDULA

 

ante las situaciones kafkianas…

 

 

Cada uno se va como puede

unos con el pecho entreabierto,

otros con una sola mano,

unos con la cédula de identidad en el bolsillo.

Roberto Juarroz

 

 

 

Hoy he tenido miedo de mi identidad.

Ha expirado mi cédula.  

No estoy aquí subiendo este piso,

No estoy allá consumiendo esta escalera;

Cada ser con su paso, cada ser con su pose,

Cada uno con sus kilos, en su peso

Donde no haya fuego ante la propia voz,

La propia voz, una revolución, un manuscrito.

 

Hacer filas inmensas

Para renovar tu vejez en la foto. 

Llenar mis datos, volver al nacimiento

Y al dolor parturiento de mi madre. 

Gatear y caminar sobre papeles

Burócratas. 

Una fecha exacta para la entrega, para volver a plasmar

Las huellas, comprobar solicitud

Y dar fe de vida o dar fe de muerte

Como si alguien se despidiera en medio de la luz, al otro lado.

 

Unos se van con su espejo,

Otros se van con su perro,

Otros se van sin su pensión con un sello en la frente,

Otros con su nacionalidad y cédula de extranjería,

Aquellos con una carta rasgada antes de tiempo.

Otros se van sin escribir su mejor obra,

Otros se apresuran a tomar talleres literarios y a dejar anaqueles llenos de letra innecesaria,

Insisten en dejar un libro detrás del árbol o detrás del hijo.

Mejor no se apresuren a nada.

En ese lapso de tiempo, ningún banco o trámite aceptan

De que estás ahí, en ese lapso de la otorgación no existes, mientras

Alguien vive, alguien escribe, alguien rompe papeles, alguien renueva su cédula,

Alguien se equivoca escogiendo a un diputado, a un alcalde, a un presidente,

Alguien asegura que todo ha caducado.

 

 

 

 

 

ARS KAFKIANA

 

 

           Kafka escribe

Y él es un búho
es un búho, «hombre», tatuado en el sobaco

Ted Hughes

 

 

 

 

Es de común consenso

Que los insectos amaron a Kafka, que en todas sus metamorfosis

Las antenas fueron más que las manos de los dioses,

Las patas esos destinos dispuestos a orbitar la tierra,

A ser como nosotros, los rutinarios

Los que nos tatuamos a un Kafka-búho en el sobaco, destinados a una muerte,

a alguna componenda de novela, a una frazada inusitada en la cama.

Pero allí en eso seremos eternos.  El Castillo quedará en América

y K

Vigilará ese arpegio de vida, ese clan que ahora predispone que abandone la casa,

Cuando los tres señores vestidos de negro rentan una pieza

Para abatir los años y rumiar la manzana absurda

Que me arroja a la espalda, la mano piadosa de mi padre.

Ah, Señor, apiádate de esas familias que aman con ternura.

 

 

 

 

 

EL ÁNGEL DEL GHETTO DE VARSOVIA

 

 

«La razón por la cual rescaté a los niños

tiene su origen en mi hogar,

en mi infancia.

Fui educada en la creencia de que una persona

necesitada debe ser ayudada de corazón,

sin mirar su religión o su nacionalidad-“

Irena Sendler

 

 

 

Aún corro junto a ti las grandes distancias que salvaron a los niños.

 

Si te turba una canción, avísame.

Hay muchas historias y narradores hundidos en el mar.

Ayer estuvimos cerca de la muerte, enterrando en el patio las listas

Con los verdaderos nombres debajo de los geranios.

 

Hay bosques de algas y árboles de cortezas azules,

Palomas reencontradas en el cuerpo

O una estrella de David

Que siempre habita en tus ojos, como los leños de la casa.

He encontrado cierta reminiscencia con tus manos

Y con las aves que cruzan febrilmente los cielos de Polonia.

Hay mucha tristeza acumulada bajo las piedras

Mucha nieve que calzar

Después de las paletadas           para ocultar los nuevos árboles.

 

Los niños y niñas se siembran en tu costado y temen dormir.

Porque eran más que las gargantas tibias de los gorriones

Porque eran más que los espartos molidos en las antenas de las mariposas

Porque eran más que las huellas del torbellino serpenteando en el bosque

Porque eran más que el sonido de una palabra verificada en la piedra

Porque eran más que las manos obreras que entraban al connubio de las máquinas,

Pactando su libertad agitada con el óxido.

 

Juntos hacían una red en medio de ese mar

Tan negro

Como un sol andariego que cae en pedazos

Una rosa que se coagula en silencio

Y de ella renace otro manantial

Tan duro como el naufragio de la piedra.

Cabelleras de ángeles yacían cortadas              

Con un olor abstracto

Aguaceros y cabañas drenadas a pique

Venían hacia nuestras noches

Como la luna no nacida,

Como una luciérnaga

Desvelada entre los juncos.

La tierra bramaba y era terrible esconderse-

Había carretas y escenas tan verídicas

Como el odio colectivo en el campo.

 

Tú me abriste la puerta y fui un niño clandestino,

Una costumbre dejada al olvido como una costura

Dejada sobre el diván o sobre el ruedo,

Una falda cantarina de tiempos extraños

En un colmenar adverso.   ¿Dónde se fueron tus cabellos

Habitados por caballos infalibles?

 

Te asiste de féretros,

De cajas viejas,

De empaques de herramientas

O de sacos

Para salvar las semillas del pueblo judío. 

En ti se desbordó el invierno

De toda humanidad,

Flotarás siempre como una hoja de abedul

En la tranquilidad de un lago,

Como un corcel que siempre

Irá bebiendo la luz de las estrellas secretas.

 

 

 

POEMA DE DOLOROSA PRIMAVERA DE LAS HERMANAS DE KAFKA

 

 

Aunque la primavera entra en mi corazón como un dolor,

No me quejo.  Algún día seré bienaventurado.

J.C. Bloem

 

 

-1-

 

 

Nunca he sentido compasión por la primavera.

Las lluvias caen como un fonema gris, como un concierto que han desechado los arpistas,

Puedo tener deseo de abrir una puerta y dejar el corazón colgado como un ramillete de arroz en las fiestas de año nuevo,

Como naranjas oscuras que el tiempo agrieta;

Extrañar a los amigos que aún me llaman

Y que sin embargo siguen habitando mi conciencia

Con una profunda nostalgia como si estuviesen allí apilándose para la confrontación de la esfinge y las arenas.

 

Las hermanas de Kafka me agitan el pañuelo desde las filas de la Shoa

Elli, Valli y Ottla,

Como si atravesara un puente sin pilotes;

Pues ante la traición es mejor a veces levitar en el aire,

Oír el silbato de un tren

Como un espejo que se ha dejado caer en decenios,

Donde no se aparquen los amores pasados

Ni las naves que olfateen la niebla salitrosa del puerto.

 

Me abro un umbral en el vientre donde está nuestra madre y nuestro padre con sus rosas de juventud.  Me apresuro a escribir el libro de los dolorosos y fatigantes momentos.

 

 

-2-

 

 

Hermanas:

 

Yo me he retrasado antes de colocar estas imágenes como el tiempo bosteza el nimbo de su polvo,

Gaviotas ebrias andan en mi conciencia con sus sílabas cortadas

Parecen niñas sin cuerdas vocales que juegan a buscar un plenilunio deletreado

O una falsa gravitación del café, cuando nos volvemos a sentar para recibir una visita

O la charla de un viejo amigo.

Hermanas:

 

Han partido al Holocausto con maletas de piel de conejo, ahí pueden caber la infancia, los miedos, los traumas, las risas en los cumpleaños de los niños, las escenas familiares.   Queda un hueco para rellenar con la fecha y las cualidades de sus muertes: el frío y el hambre penetrando en la boca, la fatiga de los trabajos forzados o la lucidez voltaica de la necesidad, el fusilamiento de sus cuerpos judíos o la aspiración de la exégesis de gas.

 

 

Hermanas:

Ya no puedo con mi obra.  Ya no puedo interpretar una canción.

 

 

 

 

Hermanas:

 

 

No me gusta emborracharme y veo cada infierno en las botellas,

Cada trago ha de ser alguna falsa recompensa o esa timidez de reconocer lo que no se alcanza.

Veo los restos de cenizas en la chimenea y me dan ganas de llorar carbones

De escarbar entre los ladrillos y buscar el materno fuego.

A veces cuesta observar la vida y al amor sobre una mesa de disección,

Abrir los cadáveres del sueño y con un escalpelo ir hurgando en las luminosidades y en las tinieblas

Pesando los órganos y los momentos y quedarse con la ausencia de los muertos.   Errante yo en la sed de los limbos.

 

Hermanas:

 

Hay que aprender a diseccionar lo que viene antes de que venga y sea como un objeto, concreto, contundente.

 

Hermanas:

Liberad a los insectos.

 

Hermanas:

 

Ignorad los disparos, ignorad a los gendarmes.

 

Aquellos extintos pueden convocar a vivir y enseñarnos cómo hacerlo.

 

 

 

Publicado en OIDOS NEGROS(Poesía)
Sábado, 26 Mayo 2018 06:56

Stelios Hourmouziadis / El vuelo /

 

 

 

Stelios Hourmouziadis

El vuelo

 

 

 

 

 

Ligero

sin el peso

de los años infelices

 

vuelo

con alas nuevas

hasta llegar

a tu orilla.

 

Sencillo es el mar

de los deseos…

Las olas verdes

blanquean nuestras caras

que una pasión común de sol

enciende.

 

Ligero

como el cuerpo

de tus sueños.

 

Sobrevuelo

sin pretensión ninguna

sin dolor

me cierno sobre ti

te toco desde lejos….

 

 

Bruxelles, 19 de octubre 2012

 

 

 

Huellas

 

 

Como el sol que me acaricia

Como el viento ligero del mar abierto

Como las primeras flores de los arboles,

pequeñas

Como tus dedos en mis labios

Como tu cuerpo que yo envuelvo

Como tu calor en el que me quemo

Como el silencio

Como los desayunos de avena

Como lentejas con manzana

Como la promesa de un niño

Como cacao con canela

Como chiles rellenos

Como queso Oaxaca

Como tus músicas

Como tus dientes blancos

tal como tu corazòn bonitos

Como tu amor por nuestro perro

Como te veo en la playa,

te recuerdo en las islas,

te reconozco en el bosque.

Todo.

Huellas

Tuyas

 

 

Bruselas, 21 de marzo 2012

 

 

 

 Sin ti

 

 

 

Mi piel sin roce

Mi sexo baldío

Mis labios no hablan

Mis manos no sirven

Mi boca un desierto

Mis brazos abiertos vacios

Mi lengua insípida

Mis oídos mudos

Mis ojos cerrados

Mi cabello largo

Mi barba dura

Mis lágrimas un océano

Mi nariz ciega

 

Sin ti

 

Mi mente se detiene

Mis palabras cesan

Mis dedos cortados

Mis uñas largas

Mi pecho quebrado

Mi pelo denso

Mi corazón abandonado

Mi estómago bilis

Mis vísceras apestosas

Mis riñones desaguados

Mis testiculos muertos

Mi esperma inmóvil

 

Sin ti

 

Mi regazo quieto

Mis caderas artificiales

Mis rodillas rotas

Mis piernas agotadas

Mis pies quemados

 

 

Sin ti

 

El aire se hace escaso

El mar se vuelve gris

El sol sólo me quema

La arena ya me hunde

 

Sin ti, la música para

Sin ti, los viajes inconsolables

Sin ti, la soledad eterna

Sin ti… sin mi

 

 

Bruselas, 2-3 de avril 2012

Publicado en OIDOS NEGROS(Poesía)
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