Ramiro Padilla Atondo

Ramiro Padilla Atondo

Ramiro Padilla Atondo

escritor

 

El mundo en tus manos

Ramiro Padilla Atondo

 

Eso pensaste a los 18 años. Que tenías el mundo en sus manos. Saliste del rancho   con mentiras, dijiste que ibas a Tijuana a trabajar en la maquila. Pero era mentira. Lo tuyo  era el desmadre. Te gustaba lo de ser pesado. Ya te imaginabas la troconona, las fiestas interminables con viejas bien buenas y las pacas de billetes. Pero nunca te dijeron que también había una alta posibilidad de que te murieras.

El policía que examinó tu cadáver se acordó de ti. Y no porque tuvieses algún rasgo extraordinario, sino porque aquel día que tu cartel hizo una demostración de fuerza en la revu se tuvo que esconder. Se acuerda clarito porque les hablaron por el radio. Les dijeron que se abrieran porque ustedes no se andaban con mamadas. Que se cubrieran porque eran un chingo.

 Te bajaste  emocionado porque fueron esos instantes  los que te hicieron sentirte poderoso. Eras parte de algo, de un grupo importante al que hasta las autoridades le tenían miedo. Ya habías practicado un poco con el AR15. Todavía no te acostumbrabas a su peso pero fingías que pesaba lo que pesaba una pluma para que no dijeran, mira el plebe, no sabe limpiarse el culo y ya trae cohete. El policía sabía que lo podían rafaguear. Se quitó la pistola y la camisa del uniforme, dejó todo en la patrulla y corrió a refugiarse  a una casa de cambio. Ustedes llegaron como en treinta camionetas. Ni siquiera ocultaban el rostro. Eran tan poderosos que se podían dar el lujo de mirar a la gente a la cara con toda la desfachatez del mundo. Y ese era tu rostro. El de alguien que prueba por primera vez el poder. Aunque este fuera limitado; te sentiste vivo, con el mundo en tus manos.

Y el policía te miró porque cuando saltaste de la caja del pick up no traías siquiera zapatos. Andabas en huaraches. Los sicarios en Tijuana siempre han presumido de sus gustos estrafalarios, botas de piel de avestruz, de cocodrilo. Enormes cadenas de oro. Les valía madre. Querían que se enteraran que andar en la maña es redituable.  Tú eras tan inocente que ni siquiera habías reparado en ese detalle. Tus pies estaban prietos del sol del rancho. Por eso ahora, un par de semanas después el mismo policía te reconoció. Traes los mismos huaraches.

Estás lleno de plomo. El policía salta según él entre los casquillos. En la mano izquierda traes el AR15. El brazo derecho reposa contra el  pavimento. Estás tirado en la misma posición que un cristo sangrante, con los brazos extendidos. Y mientras el policía marca el contorno de tu cuerpo con gis, la gente se acerca de a poco al lugar de la balacera. No eres el único cadáver. Otros chicos de tu edad yacen desparramados sobre la calle. Algunos más han quedado en situaciones imposibles dentro de los carros.

En la tarde te llevarán a ese lugar maloliente, el Semefo. Como no tienes ninguna identificación vas a terminar en la fosa común. Y en pocos días, alguien muy parecido a ti, tomará el camión a Tijuana, para convertirse en estadística.

 

 

L'ombre de toi

Ramiro Padilla Atondo

Traduction de Miguel Ángel Real

 

 

Il y a juste un instant, ma mère parlait de ces choses étranges qui arrivent. Comme si elle voulait m'avouer quelque chose, maintenant que sa vie s'en va. Je l'ai trouvée très fatiguée. Elle ne sort presque plus de sa chambre. Elle a un parcours qu'elle compte de façon minutieuse. Quinze pas de son lit jusqu'au fauteuil du salon, une sorte d'habitude qu'elle a peu a peu élaborée avec le temps. Quand elle est devenue veuve, elle jura solennellement qu'elle rejoindrait mon père dans un mois, tout au plus. Elle était inconsolable. On a dû lui administrer des médicaments pour qu'elle se calme. Dix années sont passées. Je ne sais pas si cette affaire des longues relations atteindra ce niveau d'intimité où le couple ne peut pas survivre sans l'autre. Dans le cas de ma mère, au moins, ce mantra ne s'est pas avéré être vrai. D'abord elle a eu des doses de mélancolie, elle refusait de manger et nous devions la convaincre. La dame qui nous aide nous fut d'une grande utilité. Elle parle avec passion de la tragédie de sa vie. Elle dit à qui voudra l'écouter que son mari fut toujours un salaud et qu'il la battait. Ses enfants sont partis loin et d'une certaine façon nous jouâmes à l'adoption mutuelle. Elle commença à nous aimer comme la famille qu'elle avait toujours voulu avoir, et nous, comme le membre de la famille venu pour rester. Sa maison finit par être totalement occupée par une de ses filles dont le mari est un escroc qui lui rendait la vie impossible. Nous avions été mis au courant de cela quand elle respira enfin, soulagée, à la vue de sa chambre du deuxième étage, un endroit bien éclairé avec une large baie vitrée orientée vers l'est, où pointe le soleil. Elle nous disait toujours que c'était la meilleure vue qu'elle avait eue de sa vie. Et elle a raison. Quand mon père arriva dans cette ville avec sa valise et que son épouse enceinte réalisa la potentialité du secteur. Un quartier au nord de la ville sur un paysage surélevé. Les pluies n'inondaient pas les rues à cause du dénivelé et la vue sur la vallée était magnifique. C'est pour cela que la femme de ménage adorait qu'on lui ait attribué cette chambre du deuxième étage. C'était ma chambre d'étudiant, autrefois inondée de posters de groupes de rock progressif des années soixante-dix et quatre-vingts. Moi aussi, je l'avais toujours aimée. Surtout après les fêtes. Mon père n'accordait aucune importance à mon heure d'arrivée car à cette époque-là la ville était un havre de paix, loin de la violence qui résonnait au nord.

 

Ma mère refusa d'utiliser le déambulateur pendant quelques années. Nous considérâmes la possibilité de lui mettre un casque car elle avait tendance à tomber, sûre de la force de ses jambes qui pliaient sans la prévenir. La transition ne fut pas facile. La fierté lui disait que ce serait honteux que des amis et des membres de la famille la voient ainsi, harcelée par la sénilité sans aucun droit de réponse. Et nous ne pouvions pas rester tout le temps pour nous occuper d'elle. Mais l'idée du casque l'incommoda encore plus. Malgré son âge, sa vanité reste intacte. Ses cheveux blancs sont encore épais et elle adore les brosser. Le manuel des gens bien stipule qu'à un moment donné de la vie, les enfants deviendront les parents de leurs parents. Un retour à la graine de la vie, l'arbre qui dépérit mais qu'il faut encore arroser. L'arroser avec amour. Contrairement aux gringos, planificateurs experts de la sénilité.

 

Ma mère m'a demandé d'aller faire les courses. Elle ne peut plus cuisiner mais elle adore s’asseoir devant la table de la cuisine pour donner des indications à Lola, qui nous aide. Même si sa main tremble, elle a encore une écriture suffisamment claire pour noter ce qu'elle pense cuisiner dans la journée. La routine de se lever du salon jusqu'à la cuisine n'a pas changé. A 10:45 précises elle pointe son bras vers la personne la plus proche. Elle s'approche du déambulateur et dans un effort titanesque elle se dirige vers la cuisine. Cela fait déjà vingt ans, au début de la maladie de mon père, celui-ci disait que ce n'était plus possible d'inviter les gens de la rue à manger. C'était une coutume adoptée par ma mère à l'endroit où elle avait grandi. Elle nous avait toujours dit qu'on ne refusait jamais la nourriture à qui que ce soit, jusqu'à ce qu'ils se fassent cambrioler. Et elle vieillit soudainement après l'attaque. Et de façon inexplicable. Cela a peut être à voir avec la croissance des villes. Des quartier autrefois pacifiques sont aujourd'hui en proie à la délinquance. Il n'y a plus de voitures ouvertes ni de portes sans verrou. Plus de bicyclettes laissées dans la cour ni de réservoirs de gaz sans chaînes. Tout est parti à vau-l'eau. Ma mère explique à Lola les ingrédients et les quantités pour préparer un ragoût de poisson. C'est une recette qu'elle a inventée. Lola l'écoute attentivement même si elle a préparé ce ragoût plus de mille fois. Elle fait cuire les légumes et les assaisonne, fait goûter le bouillon à ma mère qui acquiesce et sourit. Il y a de l'amour entre elles. Je sors dans la rue et je descends le long de l'avenue. Mon père avait décrit le cambrioleur comme un type élancé et brun, avec un aspect particulier qui lui avait semblé intrigant. Il disait qu'il fallait être terriblement stupide pour traverser vie en cambriolant des gens avec un visage si bizarre. Et je m'en souviens juste maintenant. Après sa retraite, la vie de mon père subit peu de modifications. Il voyagea beaucoup et il rêva toujours de finir cette vie bohémienne, de s'asseoir dans le fauteuil pour regarder la télévision jusqu'à ce que ses yeux éclatent. Et il tint parole. C'est pourquoi l'attaque modifia sa routine de façon inattendue. Bien que vingt ans se soient écoulées depuis le cambriolage, son bagout est toujours là, rebondissant. Pendant des mois, mon père ne parla de rien d'autre. Il appela la police et raconta l'incident en long, en large et en travers. C'était un fanatique des films de détectives. Les policiers lèverent quelque peu les sourcils en entendant certains détails de sa description. Mais il racontait l'attaque avec une telle passion qu'on aurait dit qu'il voulait être cambriolé plus souvent. C'est pourquoi je m'en rappelle de façon aussi nette. Car cela devint son histoire préférée. Il marcha le long de la rue principale, autrefois un sentier. C'est ainsi qu'on y faisait allusion, le sentier, car il y a des noms qui sont là pour rester. Quand mon père put enfin construire les deux pièces de ce qui serait la première étape de la maison, cette partie de la ville n'avait pas encore de nom. Beaucoup la connaissaient comme le repaire des coyotes, les confins de la ville, et sa rue principale, c'était tout simplement le sentier. Même si avec les années et la croissance le quartier cessa d'être un repaire des coyotes, pour devenir un faubourg qui avec le temps deviendrait un boulevard dégagé, avec un nom de date historique : le 18 mai. Ce que mon père oublia de dire à la police était que c'était lui qui avait invité le cambrioleur à manger. Ce fut toujours la clé de l'affaire. Un type qui sonne à la grille, et ma mère qui sort avec son sourire. Cuisinant toujours des portions généreuses, congelant la nourriture dans des sacs en plastique pour la réchauffer à nouveau quand l'occasion se présenterait. Et mon père qui ouvrait la grille au type au sourire. Car les cambrioleurs, bien évidemment, doivent prendre un certain air innocent. Il y a peut-être un autre genre de voleurs, mais dans ce cas, le type grand et démuni qui parle à peine ne représenterait jamais une menace pour un couple qui a accueilli des douzaines de gens comme cela. Depuis ceux qui, en guise de simple remerciement nettoient la cour ou lavent les casseroles jusqu'à ceux qui, non contents d'avoir le ventre plein, ont le culot de demander de l'argent. Mon père  refusait toujours, même si ma mère essayait d'atteindre son porte-monnaie devant le regard assassin de mon père, qui lui disait qu'il suffisait de les nourrir. C'est pourquoi ils n'hésitèrent pas à lui demander de venir s'asseoir à table, car pour tuer l'ennui ils pouvaient parler avec quelqu'un de différent, dont la vie est une tragédie qui trouve, justement, un moment de paix à cette table où l'on partage la nourriture de façon généreuse. Des migrants et des drogués, des mères qui cherchent leurs enfants, des grand-parents abandonnés et ainsi de suite.

 

Et mes parents les écoutaient attentivement, en développant une tactique très efficace : se lever discrètement pour ouvrir la porte à l'invité et s'assurer que sa vie suive ce parcours tragique. Je ne sais pas si, en faisant cela, ils en tiraient une quelconque satisfaction.

 

Il n'y a plus d’échoppe, ni de marché. L'échoppe de Don Cosme disparut à cause de la chaîne de supermarchés qui dorénavant poussent comme l'herbe dans n'importe quel quartier. Les villes cessent d'avoir une âme, et deviennent des copies des autres. J'achète peu à peu les ingrédients pendant que les autres clients parcourent les rayons, chacun à leur rythme. Les bouchers agissent avec nonchalance, comme s'ils étaient les maîtres du temps des autres. C'est du moins ce que je pense, pendant qu'on me sert les escalopes de poulet désossées que ma mère avait commandé. Tout va dans le caddie. Mon père disait que le type les avait menacé avec son pistolet. Qu'il l'avait caché dans ses vêtements. Que qui était-il pour vérifier que les personnes invitées chez lui à manger ne portaient pas d'armes. C'est qu'il avait dit à la police. Il leur dit que l'attaque eut lieu quelques heures auparavant, mais comme il ne comprenait pas très bien ce qui s'était passé, il n'avait pas parlé immédiatement. Moi, je ne me suis jamais demandé pourquoi il avait pris son temps. Les vieux ont des façons d'agir différentes, ils voient le temps autrement, comme un triomphe. L'enfance est une période de journées interminables où ton corps change de façon imperceptible. La vieillesse, c'est être sûr de se lever le matin. C'est peut-être ta dernière journée. Je connaissais bien mon père et ses manies, voilà pourquoi je n'en fus pas étonné. Lola et ma mère avaient toujours refusé de parler de l'incident. Quand j'essayais de leur poser quelques questions, elles pleuraient. Je comprends que ce soit une affaire traumatisante, mais de mon point de vue, ce n'était qu'un cambriolage. C'est ce que je pense, et ensuite je pense que c'était stupide de ne pas avoir pris ma voiture. Maintenant, la maison est sur la colline et pour moi ce sera un test de monter avec les sacs des courses pleins. Mais les femmes ne pensent pas comme les hommes. Lola et ma mère sont assises en silence. Lola

lui caresse les cheveux. Ma mère sourit tristement. On dirait qu'elle va se mettre à pleurer. Elle fait un geste pour que j'approche une chaise et que je m'assoie face à elle :

-Le cambrioleur n'a jamais quitté la maison – me dit-elle en retenant ses larmes- ; il est enterré dans la cour.

 

 

La sombra de ti

 

 

Justo hace un rato mi madre hablaba de esas extrañas cosas que suceden. Como si quisiera confesarme algo ahora que se le va la vida.  La vi muy cansada. Casi no sale de su cuarto ya. Tiene un recorrido que cuenta de manera minuciosa. Son quince pasos de su cama al sillón de la sala, una suerte de costumbre que ha ido elaborando con los años. Cuando enviudó juró de manera solemne que alcanzaría a mi padre a más tardar en un mes. Estaba inconsolable. Tuvieron que medicarla para que se calmara. Han pasado diez años. No sé si este asunto de las relaciones largas llegue a ese nivel de intimidad en el que la pareja no pueda sobrevivir sin el otro. En el caso de mi madre al menos ese mantra ha resultado no ser cierto. Primero tuvo sus dosis de melancolía, se negaba a comer y teníamos que convencerla. La señora que nos ayuda resultó de gran ayuda. Platica con cierta pasión la tragedia de su vida. Dice a quien quiera escucharla que su marido siempre fue un cabrón y que la golpeaba. Sus hijos se largaron lejos y de cierta manera jugamos a la adopción mutua. Ella nos empezó a querer como a la familia que siempre deseó tener y nosotros como al miembro de la familia que llegó para quedarse. Su casa terminó por ser ocupada de manera total por una de sus hijas cuyo marido es un malandro que le hacía la vida de cuadritos. De eso nos enteramos después cuando por fin respiró aliviada ante la vista de su cuarto en el segundo piso, un lugar iluminado con un amplio ventanal  orientado hacia el este por donde el sol se asoma. Siempre nos dijo que esa era la mejor vista que había tenido en su vida. Y tiene razón. Cuando mi padre llegó a esta ciudad con su maleta y la esposa embarazada se dio cuenta del potencial de la zona. Una colonia en el norte de la ciudad en una zona elevada. Las lluvias no inundaban las calles por el declive y la vista al valle era preciosa. Por eso la señora de la limpieza adoraba el que se le hubiese permitido esa habitación en el  segundo piso.  Esa era mi habitación de estudiante, otrora inundada de posters de bandas de rock progresivo de los setentas y ochenta. A mí también siempre me gustó. Sobre todo después de las fiestas. A mi padre no le importaba mucho mi hora de llegada porque en ese entonces la ciudad era un remanso de paz, lejos de la violencia que se oía en el norte.

Mi madre se rehusó a usar la andadera por un par de años. Nos vimos en la disyuntiva de colocarle un casco por la proclividad a caerse, segura de la fuerza de unas piernas que fallaban sin avisar. La transición no fue tersa. El orgullo le decía que sería vergonzoso que amigos y familiares la vieran así, asaltada por la senilidad sin derecho a réplica. Y no podíamos estar todo el tiempo para cuidarla. Pero la idea del casco la incomodó aun más. A pesar de su edad tiene la vanidad intacta. Su cabello blanco aún es abundante y le encanta cepillárselo. El manual de los biennacidos indica que los hijos en alguna etapa de la vida se convertirán en padres de sus padres. Una vuelta a la semilla de la vida, el árbol que se marchita pero aún hay que regar. Regarlo con amor. Contrario a los gringos, expertos planificadores hasta de la senilidad.

Mi madre me ha pedido que vaya a la tienda. Ya no puede cocinar pero le encanta sentarse en la mesa de la cocina a darle indicaciones a Lola, la que nos ayuda. Aunque le tiembla la mano, tiene todavía la letra lo suficientemente clara para escribir lo que piensa cocinar en el día. La rutina de levantarse de la sala a la cocina no ha variado. Justo a las 10:45 estira el brazo a la persona más cercana. Arrima el andador y con un gigantesco esfuerzo se dirige a la cocina. Hace ya unos veinte años, en los albores de la enfermedad de mi padre,  él le dijo que ya no era posible invitar a gente de la calle a comer. Esa era una costumbre adoptada por mi madre en el lugar en el que creció. Siempre nos dijo que la comida no se le negaba a nadie hasta que los asaltaron. Y ella envejeció de repente después del asalto. Y de manera inexplicable.  Quizá  tiene que ver con el crecimiento de las ciudades. Barrios otrora pacíficos hoy son blanco de la delincuencia. Ya no hay carros abiertos y puertas sin seguro. Ya no hay bicicletas tiradas en el patio o tanques de gas sin cadena. Ya todo se fue al carajo. Mi madre le explica a Lola los ingredientes y sus cantidades para preparar un estofado de pescado. Es una receta que se le ocurrió a ella. Lola la escucha con atención a pesar de haber hecho ese mismo estofado más de mil ocasiones. Cuece los vegetales y los sazona, le da a probar el caldo a mi madre que sugiere y le sonríe. Hay amor entre ellas. Salgo a la calle y bajo la avenida. Mi padre describió al asaltante como a un tipo espigado y moreno, con una seña particular que le intrigó. Decía que había que ser inmensamente estúpido para ir por la vida asaltando gente con una cara tan rara. Y lo recuerdo justo ahora. Después de retirarse, la vida de mi padre se vio pocas veces alterada. Viajó mucho y siempre soñó con terminar esa vida gitana, con sentarse en el sillón a ver la televisión hasta que se le reventaran los ojos. Y lo cumplió. Por eso el asalto movió la rutina de manera inesperada. Aunque hayan pasado veinte años desde el asalto, su narrativa sigue ahí, rebotando. Durante meses mi padre no habló de otra cosa. Llamó a la policía y contó el incidente con pelos y señales. Era un fanático de las películas de detectives. Describió la escena con detalles que hicieron que los policías arquearan un poco las cejas.  Pero contaba el asalto con tanta pasión como si quisiera que lo asaltaran más seguido. Por eso lo recuerdo de manera nítida. Porque se convirtió en su historia favorita. Bajó a pie la calle principal, otrora una vereda. Así le decían, la vereda, porque hay nombres que llegan para quedarse. Cuando mi padre pudo al fin construir los dos cuartos de lo que sería la primera etapa de la casa, esa sección de la ciudad aun no tenía nombre. Muchos la identificaban como la coyotera, los confines de la ciudad, y su calle principal solo como la vereda. Aunque con los años y el crecimiento, la colonia dejó de ser la coyotera para convertirse en una colonia con nombre de héroe nacional, y la vereda pasó a ser una calle que con el tiempo se convertiría en un boulevard, claro, con nombre de fecha histórica, la 18 de mayo.  Lo que mi padre omitió decirle a la policía era que ellos habían invitado al asaltante a comer. Ese siempre fue el meollo del asunto. Un tipo que toca la reja y mi madre saliendo con su sonrisa. Siempre cocinando en generosas porciones, congelando la comida en bolsas de plástico para calentarla de nuevo cuando se diera la ocasión. Y mi padre abriéndole la reja al tipo que sonríe. Porque los asaltantes desde luego deben fingir cierta clase de inocencia. Quizá haya otro tipo de asaltantes, pero en este caso, el tipo alto y desvalido que a duras penas articula palabras jamás representaría una amenaza para un matrimonio que en su casa ha recibido decenas de su tipo. Desde aquellos que por puro agradecimiento limpian el patio o lavan los trastes hasta los que no contentos con tener la panza llena tienen el descaro de pedir dinero. Mi padre siempre se los negaba aunque mi madre hiciese el intento de alcanzar el monedero ante la mirada asesina de mi padre, que le decía que era suficiente con alimentarlos. Por eso no dudaron en sentarlo a la mesa, porque para matar la aburrición pueden hablar con alguien diferente cuya vida es una tragedia que tiene un momento de paz justo allí, en esa mesa donde se comparte la comida de manera generosa. Migrantes y drogadictos, madres que buscan a sus hijos, abuelos abandonados y un largo etcétera.

Y mis padres los escuchaban con atención, desarrollando una técnica muy efectiva, levantarse con discreción para abrirle la puerta al invitado, asegurarse de que su vida siguiera ese derrotero trágico. No sé si hacerlo les produjera alguna forma de satisfacción.

Ya no hay tiendita sino mercado. A la tiendita de Don Cosme la secó la cadena de supermercados que ahora se reproducen como la hierba en cualquier suburbio. Las ciudades dejan de tener alma y se convierten en copias unas de otras. Voy surtiendo los ingredientes mientras los demás clientes recorren a diferentes ritmos los pasillos. Los carniceros actúan con displicencia, como si fueran dueños del tiempo de los demás. Al menos eso pienso yo mientras me despachan las pechugas de pollo deshuesadas que me pidió mi madre. Todo va al carrito. Mi padre dijo que el tipo los amenazó con una pistola. Que la traía escondida en la ropa. Que quién era él para revisar que los invitados a comer en su casa no trajeran armas. Eso le dijo a la policía. Les dijo que el asalto ocurrió unas horas antes, pero como no comprendía bien a bien lo sucedido no habló de inmediato. Yo nunca me pregunté por qué tardó. Los ancianos tienen dinámicas diferentes, ven el tiempo de otra manera, como un triunfo. La niñez es un periodo de días interminables en los que tu cuerpo cambia de manera imperceptible. La vejez es cerciorarte de levantarte en la mañana. Quizá sea tu último día. Conocía bien a mi padre y sus manías, por eso no me extrañó. Lola y mi madre siempre se rehusaron a hablar del incidente. Cuando intentaba cuestionarlas lloraban. Entiendo que es un asunto traumático, pero desde mi perspectiva era solo un asalto. Eso pienso y luego pienso en la estupidez de no haber llevado mi coche. Ahora la casa está en la colina y será una prueba para mi condición subir con las bolsas del mandado llenas. Pero las mujeres piensan diferente de los hombres. Lola y mi madre  están sentadas en silencio. Lola  le acaricia el cabello. Mi madre sonríe con tristeza. Pareciese que está a punto de llorar.  Hace un gesto para que arrime una silla y me siente frente a ella:

—El asaltante nunca salió de la casa—me dice conteniendo las lágrimas—está enterrado en el patio.

 

 

 

 

ACERCA DE LAS INFLUENCIAS LITERARIAS

Ramiro Padilla Atondo

 

 

 

Hay algo que quizá determine la temprana vocación literaria. Esta sería en buena medida la suma de los libros que acompañan al lector precoz. Yo no imagino mi niñez sin una buena dosis de los autores del boom latinoamericano. Los setenta, tiempos revolucionarios que trajeron a un primo de regreso de la Universidad Autónoma de Sinaloa, fueron determinantes en esa primera etapa. Y lo fueron porque mi primo no llegó solo. Llegó con un puño de libros que hoy recuerdo a la perfección. Venía de un encarcelamiento por motivos políticos del cual hasta la fecha se niega a hablar. En esa primera infancia y después de la consabida transición de los libros de historietas hacia las novelas vaqueras, mis tardes concurrían entre el tedio y la desesperación por leer algo nuevo. Y esto lo resolvió el recién llegado. Esos libros que recuerdo de memoria son los Doce Cuentos Peregrinos de García Márquez, Cien años de soledad, La hojarasca entre otros del mismo autor, un par de novelas cortas de Mariano Azuela, Mala Hierba y Esa sangre, donde el protagonista regresa a México con acento argentino, Los Cachorros de Vargas Llosa y una novela ambientada en Sudáfrica llamada Tensión. Un libro que no pude leer en ese entonces y que se guardaba con celo eran Las venas abiertas de América latina de Eduardo Galeano. Siempre he dicho que después de leer Cien Años de soledad tuve reacciones encontradas. Leí la novela en un fin de semana sin parar. Cuando la terminé sentí una especie de epifanía combinada con la frustración de saber que jamás escribiría como él. Luego leí a Juan Rulfo. El descubrimiento de la muerte de los protagonistas a la mitad de la novela me hizo leerla dos o tres veces. Intenté escribir una novela después ya en mi adolescencia intentando emular las tramas de Stephen King, que mi primo devoraba con pasión doblando las páginas que más le gustaban, subrayando sus frases ingeniosas. De esa época recuerdo a Carrie y Cementerio de mascotas. Toda esta mezcolanza de autores variopintos no hizo sino orillarme en primera instancia a escribir como ellos. Recuerdo después de la presentación de mi segundo libro de relatos a un amigo mío acercándose muy compungido a decirme que me alejara inmediatamente de la sombra de Rulfo. A mí me pareció un cumplido. Si te vas a acercar a un árbol debe de darte buena sombra. De aquella primera infancia quizá quedaran recuerdos nítidos, porque a la hora de escribir ya después de los treinta años, en lo que menos pensaba era en Juan Rulfo. Según yo intentaba desarrollar mi estilo. Pero no era así. La suma de todas esas lecturas tenía un efecto muy profundo en mi forma de escribir aunque yo no fuera consciente de ello. Umberto Eco haría un ensayo genial acerca de esto en su libro Sobre Literatura, hablando de la falta de límites en cuanto a lo que la influencia literaria se refiere. William Faulkner aunque fue un descubrimiento tardío, representó para mí un asunto revolucionario. Muchos años después entendí las deudas de gratitud de muchos autores latinoamericanos para con el escritor del deep south . Mientras Agonizo fue una novela que influyó de manera directa en lo que escribo. Entendí la posibilidad de narrar una historia desde un coro de voces, como también lo entendió García Márquez al escribir La Hojarasca influenciado por el mismo autor. Cuando mi amigo me reclamó que me alejara de la sombra de Rulfo, quizá quiso decir también que me alejara de las sombras proyectadas sobre el mismo Rulfo, sobre cuya cabeza revoloteaban a su vez Knut Hamsun y Faulkner. Si a esto le extendiéramos las influencias que recibieron Hamsun y Faulkner quizá tendríamos material para un buen libro. Probablemente la  lección más grande de todo esto es la de sentirnos de manera indirecta un Pierre Menard, un negro literario cuya inconsciencia o cuya falta de gratitud para con sus autores favoritos raye en el plagio. Una repetición de las mismas ideas intentando darle un enfoque diferente. Aunque de hecho una de las técnicas para aprender a escribir en el siglo XIX fuera la de copiar los clásicos palabra por palabra. A los grandes autores habría que copiarlos palabra por palabra para desentrañar los mecanismos de sus ficciones, su influencia literaria debería terminar allí. Vargas Llosa lo escribió en cartas a un joven novelista. Después del éxito de García Márquez y Borges no tardaron en salir los imitadores queriéndose colgar de su estilo, pero estos mismos imitadores, por lo forzado de el estilo imitado terminarían por perderse en esa jungla editorial, marcada por una selección natural feroz. Borges diría que no sabía si era un buen escritor, de lo que estaba seguro era de ser un buen lector. El acto de escribir conlleva la recreación de imágenes que por fuerza nos remiten a las lecturas pasadas. Habrá quienes digan que esto no tiene que ser necesariamente cierto, pero la realidad es que estas influencias literarias se esconden en los rincones de nuestra mente y muchas veces nos juegan malas pasadas. No hay cosa más terrible para un escritor que trabajar en una novela y que después de terminada, leída releída y corregida, alguno de tus lectores te diga que esa idea ya había sido realizada por tal novelista que sucede es uno de tus autores de cabecera, que siempre citas. Las influencias literarias son un compañero en el camino. Depende de cada autor el que estas queden expuestas de manera burda o signifiquen una oportunidad de mejoramiento cuando son aprovechadas de la mejor manera. Una vez que has leído un autor influyente (ojo que los autores influyentes no son los mismos para todos) lo mejor es tratar de tomar cierta distancia de él. En una clase de literatura se les recomendaba a los estudiantes que leyeran todo Faulkner. Y que después leyeran a Hemingway para limpiar todo Faulkner. Ese sería el mejor consejo. Para matizar las influencias literarias habría que leer mucho, muchísimo. Así se repartiría el asunto entre varios, sin cargarle la mano a uno solo. Y escribir, escribir muchísimo. Es la única manera de poner distancia.

 

INSTRUCCIONES PARA LEER

LA TELEVISIÓN

Ramiro Padilla Atondo

 

 

La televisión tiene un efecto importante en la manera que vemos la vida. Puede llegar a generar una guerra o promover la paz.

A pesar de las nuevas tecnologías, la televisión sigue siendo la reina del entretenimiento. ¿Entrará en declive algún día?

Es ya de muchos sabido que así como es un vehículo de entretenimiento, puede convertirse también en un camino seguro a la colonización de las mentes.

El filósofo argentino José Pablo Feinmann explica el concepto a través de un programa llamado filosofía aquí y ahora, para los que quieran copiar el link:

 

http://www.youtube.com/watch?- v=mXR48V_MggA

 

Es categórico al afirmar que en la televisión se trabaja para estupidizar a las personas.

La televisión atrapa al hombre medio con el espectáculo infinito de la pavada (hechos tontos y sin gracia) y nombra la televisión como la máquina de distracción masiva.

El filósofo argentino explica también donde empieza la libertad del individuo. Esta empieza en el momento en que decide apagar el aparato. Cuando cobra conciencia que hay una vida más allá de la televisión.

Pero Feinmann no ha sido el único que habla de este poder corruptor. Giovanni Sartori ayudaría a cambiar la percepción que tenemos del mundo al escribir el homo videns, la sociedad teledirigida. Sartori es el principal teórico de la comunicación y explica este cambio cualitativo de la manera en que vemos el mundo. Evolucionamos de un homo sapiens a un homo videns, esto es, llegamos a la cultura de la imagen.

El pensamiento se transforma. Es muy distinto leer un periódico que ver una imagen en tiempo real explicando una noticia. Y aquí viene el quid del asunto. Sartori lo dice de manera contundente. La televisión ha acabado con el pensamiento abstracto, con las ideas claras y distintas, y llama a esto la video política, la conversión de un video-niño en un adulto sordo de por vida:

 

http://www.youtube.com/watch?v=IjOa95Y- CxYA

 

Alguien capaz de defender el sistema que lo oprime pues así ha sido educado. Para no criticar. El filósofo Roberto Nuñez, radicado en Ensenada, hablaría de esto como un mecanismo para controlar la neurosis o encausarla a través de actividades distractoras o derivativas.Sartori diría a su vez que esta sordera del adulto sería sobre todo para los estímulos provenientes de la lectura y todo lo que tenga que ver con la cultura escrita.

Ante el avance de la cultura audiovisual se pregunta si aparecerá un post pensamiento basado en estas premisas. Y vaya si está apareciendo. La televisión se convierte en un empobrecedor de la percepción. La información que llega al sujeto no es en la mayoría de los casos objetiva. Tiene una agenda.

Una muestra de esto la daría el documental de Michael Moore, Farenheit 9-11:

https://www.youtube.com/watch?v=-KCyQ- qsYFRE

La mediocracia de ese país unida para vender una guerra que no tenía razón de ser. Se creó la percepción de las armas de destrucción masiva y los medios la vendieron. Algunos años después el teatro se cayó. Cien mil muertos después. Muertos que no tenían la culpa de que un loco con ganas de revancha enviase un ejército a masacrarlos. El efecto pernicioso de la televisión. El ya famoso disneyland state of mind promovido hasta la saciedad.

Nuestro país por supuesto no está exento de esta influencia apabulladora. La televisión como aliada fiel del sistema. La masacre de estudiantes del 68 se distorsionaría de tal manera que aun en nuestros días no se tiene certeza de lo que sucedió en realidad. La fuente de información primaria dijo lo que al gobierno le convenía. Igual pasa en nuestros días.

Vivimos en una supuesta “democracia”. Esto es la opinión pública tendría que ser determinan- te a la hora de la creación de políticas de gobierno. Pero la opinión pública a decir de Sartori es modificable y frágil. El problema estructural reside en el hecho de que para que una democracia representativa funcione, esta debe de estar basada en esta opinión. Pero la opinión como se puede com- probar está diseñada por la televisión. Esto es, el gobierno y sus aliados son juez y parte.

La fuente primaria de opinión es la televisión y su penetración en nuestro país es muy amplia. La encuesta nacional de prácticas y consumos culturales hecha por la Conaculta dice que más del 95% de los entrevistados acostumbra a ver la televisión:

http://www.fundacionpreciado.org.mx/bien- comun/bc170/Numeralia.pdf

Una influencia demasiado tentadora para dejarla pasar de lado. La disputa entre televisión y lectura entonces es absolutamente desigual. Si algunas encuestas dicen que se leen solo 2.8 libros al año (aunque esta cifra es rebatible porque hay millones que en su vida jamás han leído un libro), la lógica indica que es bastante fácil manipular la opinión pública.

Vivimos la peor de las situaciones. Un público que cree que es culto por mirar programas de opinión política que dicen por agenda lo que les con- viene decir, al grado de soltar barbaridades como

 

que leer es irrelevante a la hora de gobernar.Y los resultados son funestos. Un pueblo formado y crítico que ve a la televisión solo como un accesorio es en esencia poco manipulable. Pero para pasar de un pueblo teledirigido a uno realmente informado habría que hacer cambios sociales estructurales.Un ejercicio interesante nacería de ver la televisión con una libreta y un lápiz en la mano. Yo lo hice en alguna ocasión. Un noticiero soltó la friolera de quince noticias negativas para empezar el programa. Después intentaron matizar la información diciendo que no todo era negativo en México.

Luego vendría la formación de estereotipos raciales en nuestro país. La absoluta preminencia de modelos caucásicos en la pantalla chica es la regla, no la excepción. Tome su libreta y apunte la cantidad de mestizos que aparecen en los roles estelares de las telenovelas. Luego nombre la cantidad de personajes con ojos azules que aparecen. El resultado lo sorprenderá. Hay comerciales que bien pueden salir al aire en Suecia y nadie notaría la diferencia.

La televisión ha sido descarada en la explotación de estos estereotipos. Nos dicen lo que no podemos ser. Y en base a estas categorizaciones nos creamos una percepción de lo bueno y lo malo. Entonces obramos en consecuencia. Al parecer una de las aspiraciones más socorridas es llegar a la pantalla grande. La panacea que resolverá to- dos nuestros problemas.

 

Hemos llegado al extremo de la explotación de nuestros niños. Y esos padres que no saben cuan dañina puede ser esta sobre exposición mediática. Es por eso que es de suma importancia aprender a leer la televisión. Entender sus símbolos y mitología. Humberto Eco diría hace algún tiempo que aparecer en televisión hoy en día ya puede ser calificado como un acto grosero. Y profetizó en 1968 que existiría un vasto número de consumidores chatarra. Y la profecía no podría ser más cierta.

Decodificar el lenguaje televisivo se convierte entonces en una necesidad primigenia. Conocer sus alcances y su perversidad a la hora de la manipulación de las opiniones. Porque todo redunda en poder. En el mayor número de clientes cautivos.

Aunque esta labor Quijotesca esté cuesta arriba. Aún con las nuevas tecnologías la televisión sigue siendo la reina. Y mientras no leamos, los resultados siempre serán los mismos. Candidatos telegénicos con analfabetismo funcional, y crea- dores de opinión (como Alasraki) que creen que son la verdad revelada.

Seamos originales. Apaguemos el televisor. Hay una vida muy rica allá afuera.

 

 

POLÍTICOS E INTELECTUALES

Ramiro Padilla Atondo

 

 

La eterna contradicción en un país como el nuestro, proclive a la simulación, a la mentira. Un país de poquísimos lectores donde el gobierno finge que promociona la lectura, muestra elaborados números que “prueban” las supuestas mejorías en los índices de la misma mientras la población se mantiene a los mismos niveles de hace muchísimos años. Esta proclividad a mostrar los avances, el gatopardismo de cambiar para que todo siga igual, solo demuestra la agenda (o falta de ella) para construir ciudadanos críticos. Es iluso creer que aquellos que detentan el poder, (y contra lo que se piensa por costumbre no son los políticos en su mayoría) permitan que haya ciudadanos informados y críticos, pues esto acarrearía una trasformación en la manera que se ejerce el poder; un cambio en la estructura social que permitiría aumentar la base de aquellos con capacidad de tomar decisiones que tengan que ver con un bienestar de la mayoría. Y esto evitaría que las escuelas se conviertan en grandes fábricas de conformistas.

 

El poder se ejerce, no se comparte. Y el poder está basado en la oralidad. La edad de oro del régimen Priista era la edad donde se ejercían aquellos discursos elaborados, los jilgueros que cantaban loas a la revolución y a la figura omnipresente del tlatoani sexenal, depositario del bien y del mal del país. Y el tlatoani invitaba a los intelectuales a compartir un trozo de ese poder. La justificación histórica de los usos y abusos de la presidencia imperial radicaba en aquellos hombres de letras. La justifi cación necesaria de aquellos actos que pervive hasta nuestros días. Los políticos basan su poder en su capacidad de simulación, las medias verdades, las medias mentiras. Esta perversión de la idea de lo que debe ser un intelectual, alguien que por su bagaje cultural desconfía del poder, lo abomina, pero se siente tentado a explicár- selo: Le atraen los hombres de poder más por afán psico-sociológico, aunque en algunas ocasiones sucumben a la tentación de la inmortalidad transexenal.

El extraño paradigma de nosotros los mexicanos, campeones mundiales de velocidad en descalificación, que creemos que nuestra clase política debería ser culta, bonita, educada, y que en cada elección renovamos nuestro compromiso con la corrupción y el statu quo. El pesimista es un optimista bien informado: el verdadero intelectual hace del pesimismo una forma de vida. La esperanza muere al último.

En  México la esperanza nació muerta, y su cadáver es contemplado con indiferencia por todos. Y esta indiferencia promocionada por las élites es la causa principal de nuestra parálisis. Los intelectuales en este país están contaminados por la vida política. Juegan a la grilla y a repartirse los presupuestos en vez de hacer lo que deben hacer, convertirse en la conciencia crítica de la sociedad. Me recuerdan a la fábula del perro gordo y el lobo fl aco. El intelectual debería de soltar la cadena y bajar de peso, convertirse en el lobo fl aco. Abominar del sistema que lo compra. Dejar de ser light. Convertirse de orgánico en inorgánico. En pocas palabras, hacer lo que hace todo intelectual, dejar la visión cortoplacista y buscar la gloria, aunque esta esté alejada del presupuesto. Las nuevas generaciones se lo agradecerán.

 

 

 

GUTENBERG INFARTADO

Ramiro Padilla Atondo

 

Ese podría ser el título de un cuento al ver al viejo impresor de Maguncia llegar al presente y ver como su invento empieza a difuminarse. A pesar de nuestros deseos de que el libro no desaparezca ha llegado el tiempo de redactar su necrológica. Daniel Salinas lo escribió de manera magistral en su Réquiem por Gutenberg. Daniel mismo, un lector contumaz dice que leer es una forma de sustraerse de la realidad tal como lo hacen los chicos modernos con los video juegos. El problema es que Daniel es un caso atípico para nuestra realidad mexicana. Si Gutenberg se paseara por nuestros hogares se daría cuenta que encontrar su invención está difícil. Si a esto le sumamos los precios de los libros entonces estamos fritos. Comprar una novedad literaria cuesta casi un ojo de la cara. Hace poco me paseé por la lista de novedades de una conocida librería de Tijuana y al revisar los precios casi me da un infarto. Cualquier novedad rondaba los trescientos pesos. Entonces me doy cuenta que la labor de los lectores voluntarios es valiosísima, Quijotesca. Sus molinos de viento son el sistema y nuestra sicología. Los libros de moda o libros maruchan tienen una vida corta. En meses o quizá en un año estarán en la lista de saldos de alguna tienda departamental. De alguna manera las editoriales empiezan a parecerse a las revistas sensacionalistas. Pararse por un aeropuerto estos días es una invitación a darse un paseo por las decenas de libros que hablan del narcotráfico que es la moda. En Estados Unidos los libros de aeropuerto están definidos por su capacidad para entretener al viajero en vuelos cortos o largos. Las novelas de aventuras y las policiacas son las más consumidas sin dejar de lado las historias de terror de Stephen King, todo un maestro en escribir libros entretenidos. Aunque la tecnología esté haciendo su labor. Hoy hay dispositivos para leer con grandes capacidades de almacenamiento. Un simple aparato puede albergar hasta mil quinientos libros, toda una biblioteca, impensable hace algunos años. Esperemos que estos avances puedan ayudar a paliar los paupérrimos números en cuanto a lectura

 

 

Ideología o música, un extracto de interpretaciones alternativas, un libro que escribo.

Ramiro Padilla Atondo

 

 

 

Ver al mundo

 

Todos vemos al mundo de manera diferente. Lo he escrito en otros espacios. Somos fruto del contexto en el que crecemos, la educación que recibimos, incluso la genética. No sé qué tan condicionante sea eso. Un hombre negro nacido en una favela de Brasil tiene una forma de pensamiento que contrasta con un hombre blanco nacido digamos en Huntington Beach, cerca de la playa y cuyas prioridades serían  tocar en una banda de rock o dedicarse al surf.

 

Terminar un libro

 

Nunca sé exactamente cuando termino un libro. Puedo poner un punto final pero eso no significa que la historia haya terminado. Pienso en las alternativas, las posibilidades, pienso en los personajes principales y en noches de insomnio me pregunto si no me estarán mintiendo. Dejo respirar al libro. En muchas ocasiones me molesto porque me doy cuenta que si en realidad me dedicara de cuerpo entero a escribir las cosas me saldrían mejor. Pero escribir es una forma de escapar del mundo. Imagino de nuevo al tipo que ha crecido en una favela y que podría ser bien uno de los protagonistas de la película Ciudad de Dios. Pienso en el gringo de Huntington Beach y lo imagino siendo protagonista de un drama Hollywoodense.

 

Formas de Ideología

 

El mundo es narrado todo el tiempo. Ahora tenemos la certeza de quien lo narra. Hay conglomerados poderosos que quieren contar solo su parte de la historia y nosotros jugamos el papel de los personajes de la caverna de Platón, muchas veces de manera consciente.  La ideología es el aire que respiramos. El aire de la ciudad de México, un aire contaminado que al final nos matará. No tenemos alternativa. La ideología es una religión sin Dios, una manera en la que los otros juegan a los dados con nosotros. El tipo de la favela piensa que la venta de drogas es la única alternativa que tiene. El chico de Huntington Beach solo ve las drogas desde su recreativismo. No sabe que metérselas es una forma de prolongar el crimen.

 

Un barquito llamado derecha

 

En Brasil están dispuestos a todo para meter a la cárcel a Lula. Su mayor crimen es haber ascendido desde la miseria a decirle a los demás que se puede comer tres veces al día. Incluso al chico de la favela. Se abaten los índices de pobreza pero eso no lo aprueba la derecha. Hay un discurso claramente diferenciado. El chico de Huntington Beach no tiene idea de que es un privilegiado. Tener carro casa y un futuro brillante es solo un accidente. El mundo se ha fracturado merced a la capacidad económica y los pobres deben quedarse de su lado de la historia. Mire usted, se lo explico de nuevo, un pobre debe tener siempre mentalidad de pobre. La derecha acumula más poder y dinero. Tengo un amigo de un poco más de treinta. Es músico. Padece una crisis existencial. Es de Huntington beach y sus padres prefirieron meterlo a un internado que educarlo. Estaban muy ocupados “triunfando”.

 

El ejemplo más acabado de educación en la propaganda

 

El presidente del país más poderoso del mundo no lee. Se educa en la televisión. Aun no es consciente de que el aparato idiota miente. Ve en la televisión a sus locutores favoritos decirle que hay molinos de viento que hay que combatir. Los ve mientras come hamburguesas. Coge el teléfono para anunciar nuevas medidas punitivas a través de su canal alternativo. Su antecesor era un mulato carismático y brillante, campeón en matar civiles con drones, iniciar siete guerras y sin embargo, galardonado con el premio nobel de la paz. Otro presidente del mismo país mandó matar millón y medio de Iraquíes. Su castigo, una biblioteca con su nombre.

 

Todo lo malo viene de México

 

Los mexicanos envenenan a los norteamericanos. Los envenenan de muchas maneras. Escribí un cuento que nunca terminé donde a la llegada de Trump los mexicanos deciden hacer una huelga de comida mexicana. Los gringos exasperados dan un golpe de estado para preservar los tacos. De fondo toca Ramón Ayala, me parece una hermosa construcción poética. Sobre todo la palabra hoy:

Seis rosas amarillas llegaron hoy

Para Rosamaría llegaron hoy.

Escuche la canción. Sobre todo el segundo hoy. Es imperceptiblemente más prolongado que el primero.

Hay una leyenda urbana que dice que el orangután del peluquín dorado odia a México porque su ex esposa lo traicionó con un mexicano. Esa sería la solución al conflicto. Mandar una delegación de latin lovers mexicanos. Y darle tratamiento especial a Ann Coulter, nuestra más grande detractora.

 

 

Cancioneros no ideológicos

 

He pensado que cualquier libro de ensayos, novela o libro de cuentos debería tener un soundtrack. Hasta el Baldor. Al Baldor yo le pondría a Kraftwerk para empezar. El libro de Baldor necesita a Krafwerk para ser entendido. Tienen una íntima relación. No existiría Krafwerk sin las matemáticas de Baldor. Nunca lo supieron pero están emparentados. Al igual que la música clásica que sin anunciarse aparece en Cien años de soledad. O quizá habríamos de hacer un soundtrack por autor. Que por sus gustos musicales los calificáramos o descalificáramos. Si el autor nunca escuchó heavy metal o punk debe ser descalificado de inmediato.

 

Música de las favelas

 

¿Qué música podría escuchar un delincuente?  En México ya lo sabemos. En Estados Unidos Nixon fue un promotor incansable del hip hop. Es que no podía ser abiertamente racista. Mejor destruir a los afroamericanos. Esa expresión cultural y musical se hizo mainstream al igual que el blues, el jazz, el rock. No tenemos con qué pagarle a los negros lo que han hecho por el mundo. Sin los negros el mundo sería un paraje árido. Aun el country tan redneck es un homenaje a los negros del sur. Curioso que los “vencedores” toquen música de los vencidos. El hombre nacido en las favelas debe tener algún tipo de cultura musical, pero la lejanía me impide entenderla. Sé que el gringo debe tener música de surfos, por ejemplo japanese squeeze de Sashamon, o algo de Jack Johnson.

 

 

Epílogo a este minicapítulo

 

 

La música apacienta las fieras. Les dejo el soundtrack de este escrito.

La garota de ipanema Sergio Mendez

Japanese Squeeze Sashamon

Flake Jack Johnson

Death of auto tune Jay Z

Tres rosas amarillas Ramón Ayala

Kraftwerk Das model

Neme quitte pas Edith Piaf

 Bright lights  Gary Clark jr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 "BARCOS"

Ramiro Padilla Atondo

Reflexiones sobre un cuento de Gabriela Torres Cuerva

 

 

Gabriela Torres Cuerva

Hombres Maltratados (Editorial L

 

 
 
 
 Hay descubrimientos fantásticos, descubrimientos que por su propia naturaleza quedan atados a la psique de manera irremediable. Eso pasa cuando se lee algún cuento memorable. Me ha pasado en algunas ocasiones, y lo ejemplifico por orden de aparición; En este pueblo no hay ladrones de García Márquez, La señorita Cora de Cortázar, Tlön Uqbar Orbis Terius de Borges y así muchos más. Es claro también que los gustos son particulares, lo que a mí me puede parecer maravilloso a otros no tanto. He leído a cuentistas que tienen cuentos sin publicar como Juan José Luna y su cuento Bicentenario, una verdadera obra maestra en hoja y media, o un cuento largo que parece novela como Predrag de Daniel Salinas Basave. El cuento al que me referiré en esta ocasión aparece en el volumen de Cuentos Hombres maltratados (Lectorum) de Gabriela Torres Cuerva. Sin tener elementos fantásticos, la personaje, que ve películas de arte, decide ir al cine sin ir preparada para los cambios climáticos. Pero la personaje, va cediendo protagonismo no solo a los elementos naturales sino a los contertulios, los trabajadores del cine, los espectadores que no terminan de ver la película porque una tormenta de a poco empieza a inundar la sala, y sobre todo por la tensión que de a poco aflora entre una pareja de ancianos. Sirve el cuento como una parábola de cierto tipo de convencionalismos, de que hay situaciones que se tienen que aceptar y están fuera de nuestro control, las relaciones de pareja que se viven aunque sea un infierno porque no cabe el divorcio y más a una edad tan avanzada, y la lluvia, personaje a su vez principal que permite que aflore la rebelión en el anciano, controlado en todo momento por su esposa. Se dice que un cuento vale más por lo que deja de decir que por lo que dice. Hay elementos curiosos que apelan a otro tipo de conciencia, cuando uno va al cine, da por descontado que hay cierto tipo de acústica que permite un mayor disfrute. En plena función se va la electricidad y en la oscuridad reinante, el golpeteo incesante de la lluvia es el único sonido, mientras los empleados luchan por contener la inundación hasta que se dan por vencidos. Don Joaquín, el anciano, necesita auxiliares auditivos y de su pecho cuelga un gafete para identificarlo en todo momento. La mujer controla sus movimientos de manera obsesiva y cuando la sala comienza a inundarse lo aísla. Pero el aislamiento dura poco, hay una fuerza que atrae a Don Joaquín hacia la lluvia por lo que las súplicas de la mujer valen poco. Toma un rollo de programas del cine y empieza a fabricar barquitos con ellos. Los barquitos se convierten en el elemento liberador, no solo para Don Joaquín sino para los demás asistentes que participan emocionados. Barcos es un cuento que vale leer la pena varias veces.

 

 

Barcos

Gabriela Torres Cuerva

Hombres Maltratados (Editorial L

 

Ir todos los domingos al cine ya es para mí una costumbre. Lo hago por las tardes, depreferencia, aunque las funciones de mediodía ofrecen la misma cartelera y el beneficio adicional de estar bastante despejadas. Cuando mis hermanos y yo éramos niños, mi madre siempre elegía el horario matutino y casi siempre nos quedábamos el doble de tiempo, pues había permanencia voluntaria. Jugábamos, ya en esa segunda vuelta, a anticipar las escenas que seguían, los diálogos e incluso a adivinar cómo irían vestidos los actores. Después,cuando mis hermanos ya no fueron, el juego se terminó, y mamá siguió con lo mismo deaprovechar la película doble; entonces me aburría mortalmente. Ella lo sabía, pero algo que nunca entendí la hacía aprovechar la posibilidad al máximo, incapaz de hacer caso omiso del derecho de permanencia. Alguien me dijo después que se podía pasar a otra sala y ver otra película o que en la misma sala pasaban filmes distintos; en mi caso nunca fue así. Tal vez por eso, por una asociación infantil, es que rara vez me inclino por el turno matutino, como ocurrió esa mañana de junio. Desperté sin intenciones de enfrentar mis labores domésticas pendientes. Trabajo toda la semana, de nueve de la mañana a siete de la tarde, y últimamente tengo la impresión de que los sábados y domingos tienen menos horas que los otros días: no alcanzan para nada.Me desperté, desayuné un par de huevos estrellados con algo de salsa de tomate de un día anterior, jugo de naranja y dos cafés muy cargados. Limpié la cocina y me acosté de nuevo. El día anterior, sábado, había tomado la precaución de hacer las compras de la semana. Así que bien podía haberme quedado allí toda la mañana. Me puse a leer el periódico y me adormilé de nuevo.Un mundo de agua, como el de la casa inundada de Felisberto Hernández, cubrió mi duermevela. Agua por todos lados: de las ranuras en la madera de las puertas, por las goteras del techo y algo tan extraño como que las paredes eran enormes pieles humanas de cuyos poros brotaban gotas y gotas y gotas. Desperté con una sensación incómoda, cubierta de sudor, intranquila. Pensé en cosas catastróficas, como si algo muy malo fuera a pasar ese día.Necesitaba salir de la casa, así que decidí darme una ducha con agua fría para despertar del todo, me pinté los labios, y me fui al cine sin siquiera ver la cartelera. Cuando iba llegando, las nubes estaban ligeramente ensombrecidas. Por si las dudas,me estacioné lo más cerca que pude, a unos metros del lugar y sin la necesidad de poner monedas al parquímetro por ser día de asueto. No me di cuenta entonces de lo inadecuado de mis huaraches para un temporal como ese; las tiras de cuero generalmente se arruinan con el agua. Había una fila de unas quince personas en la entrada. Cuando ocupé el último lugar, yaserían como veinte. Empezaron a caer algunas gotas, después una leve llovizna, fina pero consistente. Algunos sacaron sus paraguas. Yo me recriminé la falta de previsión. Un hombre muy corpulento subió el cuello de su chaqueta y se ajustó el sombrero. Hubo quienes vieron el reloj, para revisar tal vez por cuántos minutos tendrían que esperar a la intemperie o si su pronóstico del tiempo coincidía con la lluvia.El cine México es un lugar socorrido por un público perseverante. Las películas que se exhiben se inclinan más al arte que a lo comercial. Me gusta eso. Mientras los cines de las plazas comerciales están repletos todo el tiempo, el viejo cine acoge en cada función un máximo de treinta o cuarenta personas. Por extraño que parezca, no hay quien pierda la oportunidad de ocupar una butaca, como si todo estuviera perfectamente planeado y se hubiesen cotejado con anterioridad el cupo y los espectadores. Esa tarde el panorama se veía menos concurrido, pero para mí estaba bien. Aunque los que acudimos al cine siempre somos los mismos, no nos conocemos entre sí. Nadie tiene la intención de intimar. Eso también está bien para mí. Por otro lado, el público se compone de gente grande; proliferan bastones, andaderas, donas para sentarse, casi todos portan lentes bifocales, aparatos para escucha o ambos. Estaba segura de haber visto antes a la pareja formada delante de mí: la señora traía lentes y un collar del que pendía un pastillero de colores parecido a un caramelo. Don Joaquín portaba un gafete en su camisa, sujetado con un seguro metálico de los que se usaban para ajustar los pañales de tela de los niños; en él se podían ver escritos otros datos además de su nombre, así como una fotografía suya, visiblemente más joven. Traía al cuello unos lentes oscuros y enormes en un cordel delgado. Era notoria la presencia de auxiliares auditivos, pues batallaba con un control en la bolsa de su camisa para mediar el volumen.Era lo único que sabía de ellos: cosas así pueden observarse mientras una hace fila,sobre todo si el avance es lento, como sucede en el cine México. En cuanto el tomador de boletos tomó su sitio en la puerta principal, la señora apremió a don Joaquín con un empujón en la cadera para que avanzara. El boletero, sentado en un banco alto, recogió los cartones amarillos, los revisó como si alguien fuera a atreverse a falsificarlos, los regresó después de partirlos en dos con un movimiento frenético.Al igual que los espectadores hemos generado ya una tradición, los trabajadores del cine tienen muchos años trabajando allí. La taquillera es una mujer malhumorada que lleva cada domingo el mismo vestido color paja. Al ingresar a la antesala, seguimos en la fila: es cuando el boletero administra el fluir de todos hacia la sala, en perfecto orden.Me gusta mirar los carteles de las películas exhibidas recientemente, para ver cuál se me ha escapado. Esto, sin saber la razón, me hace sentir un poco de culpa, como si yo estuviera comprometida a verlas todas, sin faltar una. Me complació saber que la película de ese domingo fuera portuguesa, un filme basado en la novela de Camilo Castelo Branco,Misterios en Lisboa. Podría compararla con la novela; aunque no estaba tan segura de recordar el contenido al pie de la letra, siempre he tenido la idea de que el filme activa sensores de la memoria si ya se ha pasado por la historia en papel. El cartel anticipaba una buena fotografía y ciento noventa minutos de intrigas, identidades falsas, romance y violencia.Me salí de la fila y pedí a la señora el favor de guardar mi lugar. Asintió mientras miraba hacia la puerta de la sala, todavía cerrada. Interpreté su gesto y me apresuré a comprar unos chocolates y un refresco de manzana. Después de tantos años de hacer exactamente lo mismo, la dependienta había desarrollado una técnica eficiente para cortar la fruta, colocarla en vasos de plástico transparentes y agregarles una bolsita con chile y una rodaja de limón.Un método sistemático que conseguía porciones idénticas. Cuando terminó de llenar un vaso de tajadas de mango, me dio la mercancía, tomó las monedas y siguió con su tarea.Alcancé mi lugar en la fila justo a tiempo. Don Joaquín renegó cuando su bastón se atoró en la alfombra; la señora le ayudó a desatascarlo y comentó algo de la decrepitud del cine, de lo viejo que estaba todo, de que era el colmo que ya nada servía. Espoleó de nuevo a don Joaquín para que no perdiera el paso. Ya en la sala, los perdí de vista. En el intermedio, la sonoridad de la lluvia era evidente. Ignoro qué habrán pensado los demás, pero yo lamenté no traer zapatos adecuados y otra vez me reproché el no cargar con paraguas por si acaso. La gente se inquietó. Miraban hacia el techo como si con eso pudieran medir la densidad de la tormenta. Vi las mismas cabezas de siempre, sin identificar una sola. Algunos se tapaban los oídos; el hombre junto a mí se metió la cara entre las piernas hasta que recomenzó la transmisión del filme. El estruendo se estaba poniendo insoportable.El resto de la película pasó de un modo muy accidentado. Poco antes de que se revelara la identidad del personaje protagonista, se fue la electricidad y todo se quedó en la más profunda oscuridad. El ruido de la lluvia lo invadió todo, tanto, que hizo callar las quejas,los enojos, los gritos de frustración. El silencio absoluto en la sala contrastaba con la alharaca rabiosa del agua allá afuera. Por un momento pensé que al salir nos encontraríamos con un territorio desolado, como si la ciudad hubiese sido arrasada por una guerra o un terremoto.De súbito, entraron la dependienta y el boletero con trapeadores y cubetas. El agua había comenzado a filtrarse en la sala. Todos se pusieron de pie y en movimiento. Fue cuando vi a la señora y a don Joaquín. En una réplica de lo que había observado en la fila, ella lo urgía a salir, muy junto a él, cuerpo a cuerpo. El rictus de don Joaquín podía ser a causa del aparato de audición que sacaba, veía y guardaba de nuevo, por el acarreo del que era objeto o porque el final de la película había quedado inconcluso. Las alfombras estaban completamente mojadas. El salón de proyección se vació en pocos minutos.Había dejado de llover. Seguramente con la finalidad de impedir que el agua entrara a todos los rincones del cine, la puerta de cristal se había cerrado casi en su totalidad, lo que no consiguió detener el embate del agua. Era difícil medir la magnitud de la inundación en la calle: probablemente alcanzaba metro y medio de altura. Como antes en la pantalla, los ojos de todos estaban pegados a lo que ocurría afuera: ese imposible universo, inalcanzable.El boletero y la dependienta corrían de la sala al área donde nos encontrábamos todos,llenando y vaciando cubetas, dando explicaciones imposibles. El hecho es que nada podíamos hacer. Don Joaquín y la señora se ubicaron a una distancia prudente de todos, como si estuvieran a punto de levantar la voz y dar un discurso comunitario. Dado que todos iban en pares, me limité a descifrar las conversaciones. Se hicieron alusiones al clima fuera de control en los últimos tiempos, a que en la ciudad pocas veces se había visto un fenómeno así, al espectáculo que estaríamos dando tras un cristal y arremolinados, con caras de ser víctimas de un secuestro. A decir verdad, nadie podía vernos. La calle estaba desierta y el agua cubría todo el paisaje.Don Joaquín, que solo miraba con cierta pena lo que estaba sucediendo, se inquietó de pronto. Se recargó en la pared, levantó una pierna, se quitó un zapato; estaba por hacer lo mismo con la otra, cuando lo reprendió la señora:

 

-Qué haces, por el amor de Dios. Te vas a enfermar si se te mojan los calcetines.

 

Él no mostró reacción alguna a sus palabras. Ya sin zapatos, se agachó con parsimonia con la aparente intención de doblarse el pantalón para evitar que el agua lo alcanzara. Visto a distancia era una acción prudente y responsable, sin embargo, sus intenciones no eran tan claras. La señora lo reconvino otra vez:

 

-No, no, no. Deja eso, por favor, ¿qué haces? Ni se te ocurra. No, no vas a quedarte así. Ponte los zapatos. Basta, basta, Joaquín, entiende.

 

Don Joaquín se le quedó viendo unos segundos con una mirada suplicante. Parecía un niño pidiendo permiso, esperando aprobación para remangarse el pantalón. Un niño con unas ganas tremendas de meter los pies en el agua. Ella le dio unas palmadas en los muslos e intentó obligarlo a levantar el pie para ponerle un zapato, mientras le decía:

 

-Ya te mojaste. Se te mojaron los calcetines, Joaquín. ¿Y ahora qué vamos a hacer?

 

Te vas a enfermar, te vas a enfermar. Te dije, pero nunca entiendes. Me canso de decirte las cosas y tú nunca entiendes.La dependienta y el boletero habían abierto un poco la puerta de cristal; inútilmente,

barrían con escobas el agua hacia afuera, después trapeaban y apenas terminando comenzaban de nuevo. El agua en la calle era tanta que se metía por el espacio libre entre el suelo y el filo de las puertas. Por fin desistieron de tan vana tarea y se instalaron detrás del mostrador de la cafetería, como dos soldados. Muy poca mercancía quedaba a la vista: un paquete de chocolates, algunos tubos de pastillas de menta y dos o tres vasos de fruta. El pequeño refrigerador estaba desconectado, supongo que para evitar cortes eléctricos cuando volviera la luz. Don Joaquín, visiblemente afectado, muy nervioso, con los zapatos en la mano, se dirigió con pasos torpes hacia la silla alta del boletero, tomó un rollo de programas y se quedó allí, mirando a la calle, extasiado. La señora, jalándole el suéter, no dejaba de insistir en lo terrible de que anduviera sin zapatos por ahí, como si nada:

 

-Si tuvieras un poco de conciencia no harías esto. ¿Quién crees que te va a cuidar cuando te agarre la tos y la fiebre? A ver qué haces cuando no aguantes las piernas. Estás loco, Joaquín, de remate.

 

La señora, mientras caminaba junto a don Joaquín, atisbaba entre las cabezas, como si buscara alguna aprobación hacia sus actos. Puedo asegurar que todos estábamos concentrados en él, más que en lo que ella intentaba hacer para detenerlo. Él se dirigió al mostrador de la cafetería, donde el boletero y la dependienta observaban la quietud del agua en la calle, cuyo nivel no disminuía ni un milímetro. Por primera vez abrió la boca y dijo,con una voz cascada, aunque audible:

 

-No quiero, no quiero, ya no quiero.

 

La señora lo tironeó del suéter con desesperación y le dijo:

 

-Estoy enojada, Joaquín. ¿Qué no ves el ridículo que estás haciendo? ¿Las vergüenzas que me haces pasar?

Don Joaquín puso los programas en el cristal del mostrador; ante la mirada indiferente del boletero y la dependienta, repuso:

 

-No quiero, no quiero, ya no quiero.

 

No volvió a decir nada más. Se limitó a extender con las manos uno de los folletos sobre el cristal, a doblarlo en dos partes, después en cuatro, a plegar las esquinas hasta que,muy orgulloso, consiguió un barco de papel perfecto que puso a consideración de todos,levantándolo en alto para que pudiéramos verlo. Algunas exclamaciones surgieron de la pequeña pero consistente multitud. Yo estaba muy cerca, así que pude verlo con precisión: realmente era muy hermoso. Daban ganas de tocarlo, de pasar los dedos por su vela, de hacerlo que don Joaquín hizo después. Miró hacia abajo, tal vez a revisar qué tanto había logrado enrollar los pantalones aun con la insistencia de la señora. Tomó con delicadeza el barquito,caminó hacia las puertas de la calle, abiertas dos palmos apenas. Se acuclilló como si tuviera doce años y depositó el barco en las aguas mansas e imperturbables de la calle. Enderezó su cuerpo con lentitud y se quedó con la vista fija por unos segundos, y cuando estuvo seguro de que la embarcación era lo suficientemente fuerte para soportar la fuerza del agua, se puso de pie. Los aplausos brotaron de aquí y de allá, vivas y bravos surgieron de la masa comprimida en el salón. La señora se replegó en una esquina y no volvió a pronunciar palabra. Don Joaquín regresó al mostrador, repitió la operación y fabricó otro barco, y otro.Todos queríamos uno. Llegó un momento en que varios de ellos flotaban en el mar, muy erguidos, como si fueran de madera o de metal. Fascinados, los observamos tras el cristal,ondear en las aguas dóciles, hasta verlos desaparecer para siempre.

 

 

Miércoles, 29 Noviembre 2017 03:01

Predrag / Ramiro Padilla Atondo /

 

Predrag

Ramiro Padilla Atondo

 

En la vida hay que atreverse. Se dice que por lo general el escritor tiende a supeditarse a la experiencia propia, un streaptease invertido en el cual el autor empieza desnudo, para terminar cubriéndose de ropajes que lo hacen irreconocible. También hay aquellos a los que la historia les interesa. Dibujar una novela sobre un acontecimiento histórico, explicarse ese acontecimiento, reconfigurarlo por medio de la ficción.

Tal es el caso de el libro Predrag, Angel del exterminio del escritor regio-tijuanense Daniel Salinas Basave. Una novela netamente balcánica de un mexicano.

 Los humanos somos gregarios, requerimos sentido de la identidad. Escogemos amigos, colores, ropa, empezamos a fumar muchas veces por imitación, dependemos de un contexto histórico que nos moldea.  Y ese es el ejemplo de Predrag. Está allí, intentando darle sentido al mundo. Y este mundo empieza y termina en Belgrado. Su religión es el Estrella Roja. Es un tipo mediocre sin otro afán en la vida, un hombre masa, sin mucha inteligencia que recuerda un poco al Eichmann de Arednt. Eichmann es un burócrata, sella papeles que deciden la suerte de miles sin cargo de conciencia. Es un eslabón más en una cadena de violencia.

Predrag se convierte a  su vez en otro tipo de eslabón en un mundo en el que la falta de religión transmuta en los colores de un equipo de futbol, colores que se pueden defender hasta con la vida. Un hombre al que la marea de la historia lo ha dejado del lado equivocado del mar sin tener plena conciencia:

“El botellazo reventó sobre tu cabeza, entre la mollera y la nuca, cuando ya habías dejado fuera de combate al perro sepulturero”.

Más que un inicio de novela es una declaración de principios. La velocidad de la narrativa no se detendrá. El narrador, cercano, cercanísimo, le respira en la nuca al personaje principal. Estudia sus gestos, actitudes, lo acompaña como un camarógrafo que lo graba desde ángulos imposibles:

“Te llamas Predrag, Predrag Jerkovic, y al momento de comenzar esta historia tienes 18 años, vives en Belgrado y suponiendo que alguien preguntara por tu ocupación o proyecto de vida, la respuesta sería que eres seguidor del Estrella Roja”

Eichmann es pasivo en su maldad, Predrag activo.  La novela hace que me pregunte por los mecanismos de la violencia. ¿Hay algún tipo de proclividad a ella? ¿El ser humano es violento de manera inherente? Quizá. Philip Zimbardo lo explica en su libro el Efecto Lucifer en su apartado sobre el lado oscuro:

“Los niños no nacen malos, sino con plantillas mentales para hacer cosas tanto buenas como malas, dependiendo de la influencia del entorno, de los contextos de comportamiento en los que viven juegan y trabajan”

No podemos juzgar a Predrag. Está allí buscando ser parte de algo. El mundo avanza a su autodestrucción mientras otro tipo de batallas se dirimen en un campo de futbol. Batallas ideológicas, raciales, que prefiguran un baño de sangre entre antiguos vecinos y familiares que de repente se descubren enemigos en base a la religión o el lugar de nacimiento.

Predrag no es un caso aislado. Predrag está presente en el deep south norteamericano. Ha transmutado en alguien con la necesidad de odiar, por eso es tan actual.

Predrag es de editorial Artificios. Vale la pena comprarla.

 

 

Ayotzinapa y el dolor

Ramiro Padilla Atondo

 

En un país lleno de desaparecidos los duelos son largos. Quien no halla un familiar vive esa lenta agonía, la agonía de la incertidumbre. En los países sajones los funerales ocurren una semana después del fallecimiento. De manera pragmática, se prepara todo para que ese mismo funeral no interfiera con otras actividades. En nuestro país todo sucede en un parpadeo. Mueres hoy y mañana al medio día te entierran. Quien no te ha visto en una semana imaginará que estás en tus actividades normales si no se entera a tiempo.

¿Qué pasa por la mente de un familiar cuando ha recorrido cientos o miles de kilómetros buscando a alguien con la muy remota esperanza de encontrarlo? ¿Cuáles serían las etapas de ese duelo? La normalización de la desaparición en México tiene consecuencias a nivel social. Ya no sorprende que haya quienes justifiquen la desaparición de 43 estudiantes. Son parte de esa nueva vileza que ha adquirido carta de naturalización en nuestro país. Porque al final la violencia a todos los niveles, llámese violencia del narco, del ejército o de la policía, tiene como elemento común la objetivación del otro.

Tampoco sorprende la respuesta del gobierno, tardía y estúpida en todos sus niveles. La desaparición de los estudiantes fue el inicio de la tormenta perfecta para una camarilla expuesta hasta al cansancio en su corrupción. Políticos de palacios de mármol que han perdido toda conexión con la realidad.

Pregunto de nuevo ¿Habrá alguien que se preocupe por el dolor de los padres? Han sido ya treinta y seis meses de agonía y quizá falten muchos más. La corrupción en el país semeja una red neuronal, casi infinita en sus ramificaciones, hecha de apatía ciudadana y mentiras gubernamentales. El entramado político es tan elaborado que no se sabe a qué dosis de realidad podemos apelar.

Somos un país escindido por voluntad política. Una nación-tv que repite hasta la saciedad las mentiras gubernamentales y les da estatus de verdad. Columnistas que se juegan la credibilidad desde algún lugar en la condesa con tal de seguir ordeñando el presupuesto.

Ayotzinapa es una herida abierta. El ejemplo más acabado de la degradación de eso que llamamos mexicanidad. De nuestra apatía que solo se diluye ante la presencia de desastres naturales. La desnudez de los padres de los estudiantes es nuestra propia desnudez. Ocupemos su lugar por un momento. Pensemos en la impotencia que produce la pobreza, los oídos sordos, las amenazas anónimas para que dejen de buscar,  incluso el arreglo económico por parte del gobierno. ¿Cuánto cuesta en dinero la vida de tu hijo?

La dilación es un arma fortísima. Es una carrera maratónica. La dilación es el instrumento de los poderosos, que pueden sentarse a esperar por la eternidad. Usted si no trabaja hoy no come mañana ¿cierto? Su hijo era un revoltoso, se lo merece. Somos un país profundamente racista. Los estudiantes de la normal rural de Ayotzinapa no se parecen a los de la Ibero, menos a los de la Anáhuac. Los estudiantes de Ayotzinapa no son mirreyes.

Y mientras tanto nos debatimos entre la verdad histérica y el olvido. Porque la tragedia mexicana es un circo de varias pistas. El surgimiento de nuevos distractores (escándalos) abulta los expedientes sin resolver de un puño de burócratas que piensan en ascender, no en hacer bien su trabajo, porque de hacerlo bien no depende ese ascenso.

Y al último, rebasadas las instancias gubernamentales, expulsados los expertos extranjeros, solo queda la soledad que produce la pobreza. La solidaridad virtual que no conduce a nada. Queda esperar, porque en el esperar está escondida la esperanza. Esperar a que uno de los peores gobiernos de la historia se vaya y llegue un relevo capaz de desatar el nudo gordiano llamado Ayotzinapa. Un nudo gordiano creado ex profeso para nunca resolverse.

Ni perdón ni olvido.

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